‹ Antiquités grecquesChapitre 153 sur 567 · Diogène Latrie, 1. II. <■. S, 5> loi · texte numérisé non relu

Diogène Latrie, 1. II. <■. S, 5> loi

6. Lycurgue, c. Léocrate, S 15; Pausanias, I. I. c. 24, 5 3; Acta ApostoL, c. 17, v. 22,

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portés dans des cas analogues; Les différences essentielles existant sur d'autres points entre les divers pays foui supposée qu'il y avait aussi des degrés dans la tolérance ou L'intolérance religieuse. Il es! certain toutefois qu'en cette matière, comme en plusieurs antres, Le principe : sans accusateurs pas déjuges, était généralement appliqué. Il ne paraît pas qu'il y ail eu nulle part d'accusateurs chargés de poursuivre d'office les acles d'impiété. A Athènes, tout citoyen honorablement connu avait le droit d'intenter une accusation. Ceux qui ne pouvaient pas ou ne voulaient pas remplir eux-mêmes ce rôle axaient la ressource de dénoncer les coupables au magistral et de provoquer de sa part les mesures qui rentraient dans sa compétence. Il n'existait pas de tribunaux spécialement atfeclés aux affaires religieuses. Il est vrai que les Eumolpides paraissent avoir connu de certains cas intéressant les mystères' ; mais on ne sait rien de certain à cet égard. Les accusations d'asébie étaient quelquefois portées devant l'aréopage, plus souvent devant les tribunaux Ijéliastiques, avec celte restriction que, si le secret des mystères était en jeu, les initiés seuls étaient appelés à prononcer.

L'étude attentive des procès religieux dont le compte rendu nous a été conservé est loin de confirmer le reproche d'intolérance adressé à plusieurs reprises et tout récemment encore aux Athéniens2. Ces procès prouvent seulement qu'on voulait conserver le culte intact, et qu'il n'était pas permis de violer ouvertement le contrat passé avec les dieux. La liberté de conscience était respectée ; on ne demandait de profession de foi à personne ; nul n'était tenu de déclarer sous quel aspect il envisageait les choses divines, s'il visitait assidûment les temples, s'il avait souvent recours aux prières et aux sacrifices. Comme il n'y avait pas à vrai dire d'orthodoxie, que personne ne se vantait d'avoir des notions certaines sur les dieux, on ne recherchait pas les opinions, non plus que les manières de les manifester. Le champ était ouvert aux spéculations philo-

t. Démosthène, c. Androtion, p. 601 ; Lysias, c. Andocide, p. 204.

2. Ils sont énumérés dans Meier et Schœmann, Att. Process, p. 301 et suiv. On peut voir aussi, sur les poursuites dirigées contre Eschyle, Schneidewin, dans le PMlologus, t. III, p. 366, et sur l'accusation dont Aristote fut l'objet, A. Schael'er, Demosthenes und Seine Zeit, t. III, p. 329

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