Schol. d'Aristophane, l'lutiis, v. l.îl
3. Le Schol. de Démosthène (p. 47, édit, de Zurich) dil aussi que le
MétTOOn fut construit ôtà Tr,v où-riav èxeivou toO 'l'pv
4. Sur les Kotytties, voy- Lobeck, iglaoph., t. Il, |>. LOOl et suiv. Nous
reviendrons plus loin sur les Sahazies et les Adonies.
le culte rie divinités nouvelles ne pouvaient émaner que de la puissance législative, c'est-à-cTire, en re qui concerne l'Athènes historique, que de L'assemblée souveraine du peuple. C'est une erreur rie croire que l'Aréopage fui chargé de trancher ces questions. Bien qu'aucune loi ne l'ordonnât, la coutume était de consulter l'Oracle '. Les passages des écrivains anciens qui ont trait à ces innovations ne nous fournissent pas de détails précis sur la procédure en usage; il est dit seulement d'une manière expresse, à l'occasion des honneurs divins rendus par Athènes à Alexandre et à Démétrius Poliorcète, que des orateurs en firent la proposition dans l'Assemblée, qui les décréta2. Naturellement on suivit la même marche, lorsqu'il s'agit de les abroger3. En remontant dans les temps antérieurs, nous devons citer encore, parmi les exemples empruntés à l'histoire d'Athènes, celui du dieu Pan. Ce dieu, d'origine arcadienne, ou chez qui du moins cette provenance semble dominante, paraît n'avoir eu dans l'Attique, avant la première guerre contre les Mèdes, d'autres adorateurs que quelques groupes d'habitants de la campagne, épars surtout dans le voisinage de Marathon. Après le combat livré près de cette ville, et à l'occasion de la victoire que remportèrent les Athéniens, il fut admis au nombre des dieux reconnus par l'Etat. Un sanctuaire lui fut ménagé dans une grotte située au nord de l'Acropole, et une fête instituée en son honneur avec une course aux flambeaux4. Dans la seconde guerre médique, l'Oracle conseilla aux Athéniens d'appeler à leur aide leur gendre, désignant parla Borée, qui avait épousé Orithye. fille du roi Erechlhée. Conformément à ces instructions, ils offrirent un sacrifice à Borée et à Orithye, tandis que leur flotte était retenue à Clialcis, et une fois de retour, ils consacrèrent à Borée un sanctuaire, un autel et un témé-
1. Platon, de Hepubl. , 1. IV, p. 427 B. Sur l'aréopage, voy. Sdiœmann, Antiq. grecques, t. 1, p. 568, n. 2.
2. JEWen, Var.Hist., t. V, c. 12; Athénée, 1. VI, c. 58, p. 251; Plutarque, Dêmètrim, c. 10 et suiv.