Athénée, 1. III, c. li, p
de l'idolâtrie 235
l'arbre préféré du dieu l. Les Épidauriens, lorsqu'ils instituèrent un culte en l'honneur de Damia et d'Auxésia et voulurent ériger les statues de ces deux déesses, demandèrent à l'oracle de Delphes s'ils devaient employer le métal ou le bois. L'oracle ayant recommandé de préférence le bois d'olivier, ils en firent venir de l'Attique, convaincus que les oliviers de ce pavs avaient un caractère particulièrement sacré 2. Nous devons ajouter cependant que les exemples de ce genre sont trop rares pour autoriser à croire que ces convenances fussent rigoureusement observées. Les statues de métal ne sont pas antérieures à la cinquantième Olympiade ; la plus ancienne de toutes était une statue de Zeus, à Sparte; elle n'était pas fondue, mais composée de pièces forgées et rapportées3. L'auteur était Léarchos de Rhégion, élève de Dipœnus et de Skyllis, qui llorissaient vers le temps que nous venons d'indiquer. Il est fait mention aussi de statues en métal dorées4. Longtemps auparavant, dès les premières olympiades, il existait des statues de marbre, représentant des figures entières, non plus seulement quelques parties du corps, comme les colonnes et les Hermès. Souvent aussi le bois et le marbre entraient ensemble dans la composition des statues. A un buste de bois on adaptait une tète, des bras et des pieds de marbre; ces images étaient appelées acrolithes. Souvent aussi un fonds de bois était plaqué d'ivoire et d'or (^puceXeçàvv.->x y.yy.\[i-j.~.x)'\ C'est le procédé qu'employa Phidias pour les statues colossales d'Athêna Parthénos et de Zens Olympien. Enfin il y avait une grande abondance de statues d'argile8, mais elles étaient moins destinées au culte public qu'au Culte privé, pour lequel on faisait servir également des figures de cire. Ce n'était pas la coutume (pie des images peintes fussent
1. Pausanias, 1. 111, c. IÎ,^T; voy. aussi leSchol. de Nicander (Thcriaca v. 861), où cet arbre est appelé papoç, mais d'après Pausanias l'agnus ne diffère pas du rhamnus.