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<>. Par exemple à Tritée les images des grands dieux; voy. Pausanias-, . VII, c. 22, § 6.

23G ANTIQUITÉS BELIGIEUSES

proposées dans les temples à la vénération des fidèles1, bien que des tableaux offerts aux dieux concourussent fréquemment à la décoration des sanctuaires ivaGr^axa). C'est seulement pour Les cultes domestiques que pouvait suffire le

polirait peint de la divinité.

Les images religieuses exposées dans les temples sont généralement appelées y.-t>yj.y.x-/.-. Ce nom ne s'applique pas uniquement aux ouvrages d'art prétendant à la beauté plastique, mais aussi aux ébauches informes de la période précédente. Il entraîne moins l'idée d'ornement que celle d'un hommage agréable aux dieux3. Pour leur rendre plaisantes les images de bois même les plus grossières, on cherchait tous les moyens de les embellir: on les peignait, on les babillait, on les dissimulait sous les ajustements les plus coûteux \ comme les prêtres le font aujourd'hui dans les églises, pour les statues de la Vierge et des Saints. Les statues païennes avaient leur garde-robe, et uu personnel nombreux était chargé du soin de leur toilette.

La statue d'un dieu, avant de devenir un objet de vénération, devait être consacrée par certaines cérémonies, au sujet

1. Les passades réunis par Ansaldus, dans sa dissertation de sacro et publ. apud Ethnicos pictarum tabularum cullu, Venet., 1753, sont tous relatifs à des statues déposées dans les temples à titre d'offrandes.

2. Une statue en bois s'appelle proprement Çôavov; le mot pç,ï-x- paraît aussi devoir se prendre dans la même acception, mais il n'est pas employé par les prosateurs classiques. Il est difficile d'admettre, malgré l'opinion des grammairiens, que ce mot vienne de (3po-ô;. Ne pourrait-on sans trop se hasarder le dériver de p£8oî, proprement fp£tx;,' moyennant quoi, il désignerait une image avec une face et des membres, par opposition avec les symboles informes des temps passés? Sur l'explication du même mot par une racine sanscrite, voy. Overbeck, ueb. die Bedeut. der <jr . Gœtterbildei'n, dans les Bericht. der Sachs. Geselssch. der Wissench., t. XYf, p. 248. Une statue consacrée s'appelle ë8oç, ce qui pouvait signifier le siège d'une divinité; voy. Welcker, Sylloge Epigr., p. 4, et Gôlterlehre, t, II, p. 122.

3. Lexic.Seguer., p. 328 : àyîjXai, Tipwja-a; tov 6?6v. Platon, Leges, 1. XI, C. 11, p. 931 ." twv Oîtov àyâ/.axTa lop-jai^zboi., où; r,u.ïv àyâXXovffi /.xi.~zo xl/O/oy; ovTa; riYO-J-fJ-sÙa to-j; èu.'Vj/0-j; Ûsù'j; TtaXXrpv 6:à txOt' Euvoiav ■/.%: y.àpiv ïytiv. Un animal orné pour le sacrifice est aussi un àVaX^x (Homère, Odyssée, 1. III, v. 438), et Euripide appelle les présents faits aux morts à l'occasion des funérailles àyiXtxaTx vsxpûv (Hercule furieux, v, 702 ; Alceste, v. 613). On peut consulter sur ce sujet Ruhnkenius dans ses Notes sur Timée, p. 5.

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