‹ Antiquités grecquesChapitre 179 sur 567 · DE L IDOLATRIE · texte numérisé non relu

DE L IDOLATRIE

desquelles il parait avoir existé de nombreuses prescriptions, bien que nous ne possédions sur ce point aucune indication précise '. Les expressions fôpuaiç, ISpyeiv, ne signifient rien autre chose que la mise en place de la statue à l'endroit qu'elle doit occuper, et tout ce que les témoignages nous apprennent, c'est que l'on offrait à cette occasion un sacrifice, variant sans doute suivant le dieu et la nature du culte dont il était l'objet. Étaitil question d'une divinité secondaire ou d'un culte privé, il n'était pas nécessaire que le sang fût répandu ; il est fait mention, clans un cas semblable, de pots contenant des légumes cuits *. Lorsqu'il s'agissait d'installer Zeus Ktésios, qui présidait à. la conservation et l'accroissement des patrimoines, et à qui l'on rendait un culte domestique dans les greniers \ sans prendre soin de se procurer l'image même du dieu, on se servait d'un vase d'argile avec couvercle, appelé Kadiskos, dont les anses étaient enveloppées de laine blanche. L'officiant s'entourait aussi, à ce qu'il parait, l'épaule droite et le front de fils de laine, et mêlait dans le Kadiskos différents fruits, avec de l'eau pure et du miel; ce mélange portait le nom d'ambroisie '. Si au contraire on procédait, en vue d'un culte public, à l'installation d'un grand dieu, on faisait des processions solennelles accompagnées de chants ; l'image sacrée était, à la lueur des torches, portée à la place qu'elle devait occuper, et on sacrifiait devant elle. Chez les Athéniens, la coutume était de présenter à l'animal que l'on allait immoler un vase rempli d'orge et de miel B. Il est hors de doute que

1. On peut citer comme ayant contenu des prescriptions de ce genre T'ES-rivoTixâv d'Anticlide, dont Athénée nous a conservé quelques extraits (1. XI, p. 473 G); voy. aussi Van Date, de Oraculis, p. 624 et 625 el Wolf, ad Porphyrium, p. 207.

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