Schol. d'Aristophane, Plutw, v. 1199; hi Paix, v
3. Zeus Ctésios possédait aussi des temples publics où tout au moins des autels; voy. Pausanias, 1. I, c. 31, S 2; Antiphon, Or., I. *, 16.
h. Athénée, ibid. ; nous devons faire observer toutefois que l'altération du texte rend ces indications douteuses.
5. Voy., dans Pholius, s. v. t\/.m\\} un passage ou je crois devoir lire tixtOÉvTeç Tt}> lepefa» au lieu de tô lepeîov. il n'y a aucun parti à tirer de ce que Bœtticher a dit dans sa Tektonik el répété dans le Philologus (t. XVIII, p. 579) ni de ce que Pétersen a reproduit d'après lui dans la Zeitsàhr. fur die Aller tkumsw., 1837, p. 32 i et suiv. ; les renseignements qu'ils four-
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ces cérémonies ne s'accomplissaient pas sans que l'on se fût préalablement assuré, soit en consultant l'oracle, soit d'après d'autres indices, que le dieu avait cette consécration pour agréable, qu'il acceptait le culte rendu à son image et tenait drs grâces en réserve pour les fidèles. Plus tard, il est souvenl parlé d'une sorte de rituel (xeksoxiwii) *, résumé d'une doctrine théosophique, où étaient notés, indépendamment des cérémonies à accomplir dans la consécration des images divines, les signes symboliques, les attributs et les caractères dont ces images devaient être empreintes pour posséder la vertu divine et manifester leur puissance par des marques visibles. Ce rituel appartient aux temps relativement rapprochés où se donnait libre cours la superstition théurgique ; il est impossible de nier cependant que, même durant la période classique, les statues des dieux fussent quelque chose de plus que de simples symboles , destinés à rappeler la présence de la divinité 2. Le peuple, en les possédant, croyait posséder, sinon les dieux eux-mêmes, du moins quelque chose de divin. Une force céleste remplissait ces images et se répandait au dehors, de façon que là où elles étaient, était aussi la divinité avec toute sa puissance. Pausanias dit à propos d'une statue d'Apollon, conservée auprès de Magnésie, sur les bords du Méandre, qu'elle donne de la force pour toutes sortes de travaux à ceux qui l'invoquent3. A Pallène, il existait une antique statue en bois d'Artémis qui n'avait de pouvoir que pour le mal; elle restait habituellement enfermée dans le sanctuaire, sans que personne y touchât, et lorsque la prêtresse la changeait de place, tous les regards se détournaient. Son aspect ne portait pas seulement malheur aux hommes, il frappait les arbres de stérilité et faisait tomber
nissent sur les cérémonies en usage à l'occasion de l'?8pu<nç, étant, empruntés à l'antiquité romaine ou du moins aux derniers temps de l'antiquité grecque.
1. Proclus, in Timseum, 1. IV, p. 240 et 287, et Theol., 28, p. 70; Eusèbe, Prxp. evang., 1. V, c. 12; Lobeck, Aglaoph., p. 10S et 729; Wolf, adPorphyr., exe. 3.
2. Maxime de Tyr, diss. VIII, c. 2; Cicéron, de Nat. Deorum, 1. I, c. 27, Boissier, Études sur Varron, p. 272.