‹ Antiquités grecquesChapitre 184 sur 567 · Voy. G. F. Hermann, Quœst, OEdip., p · texte numérisé non relu

Voy. G. F. Hermann, Quœst, OEdip., p

5. Jul. Pollux, Onomast., 1. IX, il ; Etymol Magnum, p. 341, 9. (les lieux étaient réputés àvé^Sa-ta ; voy. Plutarque, Pyrrhus, c. 29.

6. Aristote, Polit., 1. Vil," c. 11, § 1; Xénophon, Memor., 1. III. ts. 8, §10.

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anciens étaient bâtis sur L'Acropole el dans les parties attenantes de la ville, qui jadis avail été bornée ;i ces hauteurs el ;i leur voisinage immédial '. Elle s'agrandil par des constructions successives, mais l'Acropole resta le siège naturel de la déesse protectrice de la Cité el des divinités qui se groupaient autour d'elle. Nous devons croire qu'il en fui de même partout où se retrouvaient les mêmes conditions locales, et que les sanctuaires des divinités tutélaires étaient situés sur les hauteurs fortifiées, centre et noyau des villes. Par une raison analogue, on choisissait pour les sanctuaires des dieux qui avaient dans leurs attributions les marchés et les assemblées (06ot àyspaïs'.) - les places où ces assemblées se réunissaient. Les divinités conseillères avaient au moins des autels dans l'édifice où délibéraient les Cinq Cents :t, et depuis que la déesse du foyer, Hestia, était devenue aussi la déesse de l'agglomération civique ', elle avait trouvé place dans le lieu adopté par les prytanes pour la vérification de leurs pouvoirs comme le foyer commun de la Cité5. Les rues étaient placées aussi sous la protection des dieux, en particulier sous celle d'Hermès et d'Apollon ; on leur élevait, surtout aux carrefours, des sanctuaires où les personnes pieuses pouvaient faire leurs dévotions". Certains temples étaient construits de préférence hors de la ville. Tel était celui d'Uithye, placé, suivant la remarque d'Aristote, à quelque distance des portes,

i. Thucydide, 1. II, c. 15.

2. Eustathe, ad Iliadem, 1. I, v. 54 ; Pausanias, 1. III, c. 11, § 8, et 1. Y, c. 15, § 3; Osann, ad Cornutum, p. 73, les àyumo-. 8so: doivent être rapprochés des àyopxïot 8so:, ainsi que le remarque : Eustathe, ad II., 1. XXIV, v. 1 (p. 1335, 58), le mot àytôv n'ayant désigné à l'origine qu'une assemblée réunie à l'occasion d'une fête. Voy. aussi Blomfîeld, Glossar. Mschyl. (Agamemnon, v. 496) et Ast, dans ses notes sur Platon, Leges, p. 336.

3. Antiphon, de Choreuta, § 45; Pausanias, 1. I, c. 3, § 5. Voy. aussi Schœmann, Antiq. grecques, t. I, p. 270 .et 433.

4. Cela n'arriva vraisemblablement qu'après l'époque homérique, la déesse Hestia étant inconnue à Homère, ainsi que la sainteté du foyer.

5. 'Earia 7ip"jxavî-rc;, dans Athénée (1. VI, c. 32, p. 149), où il est question des fêtes célébrées en l'honneur de la fondation de Naucratis (yivsO).'.x 'Eut!*: Ttp-jxavtTiûo;). On trouve 'Eari'x Tip'jTavîfa dans une inscription postérieure. (Corp. Inscr. grsec, n° 2347 k. v. 11. On ne peut établir l'existence de temples appartenant en propre à Hestia; voy. Preuner, Hestia, p. 263.

ô. 'AyyiâuS;; OspaTrsîat, dans l'Ion d'Euripide, v. 190.

afin do donner aux femmes grosses l'occasion d'exercer leurs forces sans les épuiser1. Le long des routes on rencontrait çà et là des statues qui. sans être un objet de culte, servaient à consacrer l'emplacement qu'elles occupaient : c'étaient tantôt des Hermès placés comme poteaux indicateurs, tantôt, aux endroits où les routes se croisaient, des Hécateia, c'est-à-dire des images d'Hécate Ivcfôia ou tpioBïTiç qui avaient devant elles des autels et des niches au-dessus2. Sur les frontières, dont les dieux étaient chargés de protéger l'inviolabilité, on élevait souvent aussi des sanctuaires, soit à Zeus opioç, qui avait la garde générale des limites tracées entre les peuples ;(, soit à d'autres, ainsi que l'attestent deux Hermaia, situés le premier, sur les confins de la Messénie, du côté de Mégalopolis, le second, entre Lampsaque et Parion*. Bref, on trouvait partout sous ses pas, à la ville comme à la campagne, des sanctuaires plus nombreux peut-être que les églises, les chapelles, les crucifix et les images de la Vierge ou des Saints que l'on rencontre de nos jours en certains pays.

Comme le culte consiste surtout dans le sacrifie»1 des victimes, la condition essentielle et la plus générale est une disposition des lieux appropriée à cet usage. Cette disposition, on l'obtenait, en élevant un autel, dont le nom .Wj.;; signifie simplement un exhaussement du sol. Il est probable qu'à l'origine on se bornait à superposer plusieurs couches de gazon. et que l'on formait ainsi des tertres semblables à ceux que les poètes latins décrivaient encore longtemps après, comme servant du moins aux sacrifices privés dans les campagnes '. Théocrite parle quelque part d'un amas de branchages, donl on a fait un autel, et dans le poème d'Apollonius, les Argonautes, désireux d'offrir un sacrifiée aux dieux, à la lin de leur

i. Voy. Curlius, dans les lahrb. fur PhiloL, t. LXXIIl, p. 142.

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