‹ Antiquités grecquesChapitre 186 sur 567 · Voy. Welcker, Gôtterlehre, t. I, p · texte numérisé non relu

Voy. Welcker, Gôtterlehre, t. I, p

7. Pausanias, I. V, c. 13, § 8 et 11, c. 14, § 8 et 10, c. 15, § 9; 1. IX, cil, §7.

quelquefois aussi elle offrait l'aspect d'un rectangle allongé. Les autels représentés sur des monuments de l'art grec ont souvent des appendices semblables à des cornes, qui semblent rentrer dans les prescriptions de Jehovah, lorsqu'il commande de placer des cornes aux quatre coins de l'autel '. On ignore d'ailleurs à quoi servait cette disposition : peut-être à permettre d'embrasser l'autel, comme on avait coutume de le faire lorsqu'on prêtait des serments solennels2, ou à supporter les guirlandes et les bandelettes que l'on y suspendait. Les faces latérales recevaient aussi des ornements sculpturaux, suivant le goût de l'arcbitecte ou la nature du culte. Il y avait de très petits autels et de très simples ; il y en avait de grands et de magnifiques. Le plus souvent ils ne reposaient pas sur le sol, mais sur un soubassement disposé en gradins, qui parfois avait une hauteur considérable et un périmètre en proportion. Par exemple, celui de Zeus à Olympie avait cent vingt-cinq pieds de tour, sur vingt-deux de hauteur3. On comptait parmi les curiosités les plus remarquables de Pergame un autel de marbre, haut de quarante pieds et orné de nombreuses sculptures*. — L'autel était séparé de l'espace livré aux profanes, tantôt par un mur peu élevé (Opiyy.cr)5, tantôt par une chaîne ou une corde (%e.pvr/plMs\>.a,)f comme l'autel des douze dieux sur la place d'Athènes6. D'autres autels encore étaient consacrés à plusieurs dieux que l'on appelait dans ce cas 6edt trii|i6wu.st ou c\).o6di[j.'.:'.. Enfin on trouve mentionnés en différents pas-

1. Exode, c. 27, v. 2. Cf. Spencer, de Leg. Hcl»-., II, 1, 4 ; Bœhr. Symbol, des Mosaischen Cul tus, I, p. 17 i et 477. Voy. aussi te livre de Xeumann (die Stiflshutte, p. il), dont le mode d'interprétation symbolique peut avoir ses partisans.

2. Varron, cité par Macrobe (Satura., I. M, c. 2, p. 414, éd. Zeune), faisa t aussi dériver le mot latin ara, dont l'ancienne forme étail osa, de ansa} quod esset necessarium a sacrificantibus eam teneri, I.'1 poète Antipater mentionne dans une de ses épigrammes un pW|xo; xspaoQyoç (Anthol, Palat. 1. VI, 10, v. 3, t. I, p. 70 de la Lraduct. de M. Dehèque). Voy. aussi 0. Jabn, dans YArchaeol. Zeitung de Gerharl, 1847, p. 190, et en sens contraire \\ ieseler, dans le Philologus, t. X, p. 389.

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