Lysias, pro sacra Olea excisa, p
5. Voy. Mùller, Miner v, fol. sacr., p. 30, cl Bœckh, ibid., p. 01 et, 410.
G. Pausanias, 1. I, c. 'M, § 2 ; Athénée, I. II. c. G, p. 77; Anthol. ;•'<'. append. n° 169.
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signalaient à L'autorité Les infractions à ces lois1. Enfin, certaines parties de territoire sanctifiées ne pouvaienl être plantées, ni servira l'agriculture on au. jardinage, el demeurèrent dans leur état de sauvagerie naturelle L'exemple Le plus célèbre de ces terrains improductifs est la plaine de Crissa, au-dessous de Delphes, qui, après la première guerre sacrée, avait été offerte à Apollon et aux divinités du même groupe, Artémis, Loto, Alhèna pronoia, et condamnée avec impn ration à n'être jamais travaillée de main d'homme2. Dans le sanctuaire de Zeus Dictéen, en Crète, il ne pouvait y avoir ni habitation, ni labours, ni pâturages, ni bois3. Il n'était pas même permis, dans celui d'Hyrnélho près d'Épidaure, de ramasser les branches mortes, détachées des arbres'. Entre Eleusis et Mégare, était situé un terrain appartenant à Déméter et à Gora et appelé le marais sacré, parce qu'il était couvert d'une végétation luxuriante, mais sauvage, dont on ne tirait aucun profit5. On dédiait aussi aux dieux des cours d'eau. Les p£'.0:(, nom sous lequel on désignait deux réservoirs voisins d'Eleusis, et alimentés par des courants d'eau salée, appartenaient à Déméter et à Cora; c'est pourquoi les prêtres seuls avaient le droit d'y pêcher 6. La pèche était complètement interdite dans l'étang d'Hermès, près de Pharae, et dans celui de Poséidon, près d'JEgiae, en Laconie7. Il nous reste à considérer les temples c'est-à-dire l'espace le plus spécialement réservé au culte ; il s'appelait vxdç. Ce nom signale le lieu auquel il s'applique comme l'habitation même du dieu et marque ainsi l'usage auquel il devait servir8. C'était
i. Vov. d'autres explications de ce mot dans Bœckh, Staatshaush., t. I p. 63.