Pausanias, 1. III, c. 21, § 5, et 1. VII, c
8. Au contraire, le mot kpov désigne non seulement le temple, mais en général l'ensemble des lieux consacrés, par conséquent le péribolos et le téménos. Si l'enceinte totale avait une grande étendue, on donnait de préférence le nom d'ispôv à la partie la plus voisine du temple et la plus nette-
ÉDIFICES RELIGIEUX 2ol
la maison du dieu, alors même qu'il n'y était pas représenté par son image, car il y avait certainement des temples sans images, non pas seulement dans les temps reculés où les effigies étaient inconnues, mais aussi dans les siècles qui suivirent. Pausanias cite à Phlionte un temple consacré à Ganymède, qu'il déclare ne faire qu'un avec Hébé, et remarque que l'absence dans le temple d'aucune statue représentant eette déesse était fondée sur une tradition religieuse (Upoç Xôyoç) l. On n'avait pas non plus l'habitude de placer l'image d'Hestia dans ses temples2 ; le feu que l'on entretenait incessamment sur son autel était un symbole assez clair pour la rendre présente à l'esprit des fidèles. Il y avait toujours ainsi, dans les siècles où l'on ne possédait pas de statues des dieux, quelque objet que l'on révérait comme leur emblème, comme le gage de leur présence et de leur protection3. Dans les temps historiques, au contraire, les temples sans images sont une exception4. Quelquefois aussi les images divines n'étaient pas, malgré le culte qu'on leur rendait, enfermées dans les temples, mais exposées en plein air, et cela même à une époque postérieure :i. Pausanias parle d'une statue de bois représentant Arlémis, qui remplissait à Orchomène l'intérieur d'un cèdre, d'où venait à la déesse le nom de Kzzzix-..;r'.
ment délimitée. On pouvait ainsi distinguer le téusvo;, le Upôv et le vaô;; voy. par exemple Pausanias, 1. V, c. (5, § 4.