Pausanias, 1. II, c. 35, ij
3. Chez les Romains, les temples avaient précédé aussi les images des dieux; voy. Plutarque, Num<i, c. 8, et Yarron, cité par saint Augustin {de Viril Ihi, 1. IV, c 31). 11 n'est question qu'une seule fois dans Homère d'une statue représentant une divinité (//., I. VI, \. 303
4. Pausanias cite encore, comme des temples sans image, celui des Moïpa; à Thèbes (1. IX, c. 25, § 4), celui d'Apollon à Tithronion, en Pbocide (I. X, c. 33, § 11), celui de Poséidon à Amphissa (ibid., c. :;^. § 8 : mais comme il dit clairement à propos du dernier qu'il avait renfermé autrefois une statue qui n'existait plus, on peut bien supposer qu'il en était de même dos autres.
5. Nous aurons l'occasion de parler plus loin de statues qui n'étaient pas non plus placées dans le temple, mais dans une chapelle dépendant de la maison qu'habitait le prêtre, On peut, en attendant, consulter une dissertation de Thiersch, dans les Mémoires de l'Académie de Munich, t. Ylll p. 445.
6. Pausanias, 1. VIII, c. 13, § 2. Ce que disent de la statue d'Artémis i
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11 n'est pas rare de voir dans les monuments de l'art des statues divines placées sur ou sous les arbres1. Cette particularité devait se présenter souvent dans les campagnes, surtout dans les chapelles consacrées aux cultes domestiques. Du récit légendaire, d'après Lequel le temple d'Apollon Delphien n'aurait été d'abord qu'une hutte formée de branches de laurier entrelacées, il est permis de conclure l'existence réelle de ces sanctuaires rustiques. Les statues de certains dieux étaient toujours placées dans des niches, où elles étaient protégées contre l'intempérie des saisons. D'autres, au contraire étaient complètement exposées aux variations atmosphériques. C'était, à la ville aussi bien qu'à la campagne, le sort des divinités qui présidaient aux rues ou aux chemins, et dont il a déjà été question.
La place naturelle des temples était dans les lieux qui appartenaient déjà aux divinités, dans le bois sacré ou dans le téménos où jusque-là ils avaient eu seulement un autel, peutêtre aussi une statue. A défaut d'un emplacement ainsi désigné d'avance, on en choisissait un, en ayant égard d'ordinaire aux convenances que nous avons indiquées plus haut, c'est-à-dire qu'il devait généralement être isolé et à l'abri du tumulte qu'enfante le mouvement de la vie profane2. Pausanias parlant de Tanagra, en Béotie, dit que tous les temples de cette ville étaient réunis dans un même quartier et séparés des habitations humaines3. Telle n'était pas la coutume, mais nulle part les temples n'étaient conligus aux maisons. Ils étaient entourés d'une cour, quelquefois très vaste et fermée d'un mur (epxoç, 7cep(6oXoç), laquelle ne pouvait servir qu'à des
Ephèse, Callimaque dans son hymne à Diane, v. 238, etDenys le Périégète v. 829, à savoir que les Amazones l'avaient placée çr.yo-j ôitô upÉjxvm ou upépivo) èvt 71-ceXéoÇj ne peut évidemment avoir la valeur d'un témoignage historique. Le passage d'Hésiode cité par 0. Mùller (Archœol. derKunst, $ 52, rem. 2) manque de clarté.
1. Voy. les dessins que Bœtticher a joints à son livre Veber den Baumcidlus.
2. D'après une inscription d'Halicarnasse de très peu antérieure à 1ère chrétienne et relative au culte d'Artémis Pergœa, qui venait d'être inauguré dans cette ville (Corpus Inscript, gr., no 2656), la prêtresse a le droit d'établir le temple ou âv fJoiftvjTat.