Pausanias, 1. IX, c
ÉDIFICES RELIGIEUX 2o3
usages sacrés. Toutefois, les habitations des prêtres et des hiérodules étaient censées satisfaire cà cette condition. On pouvait même, dans les temples consacrés aux divinités de la médecine, loger les malades qui venaient implorer leur secours. Le péribolos n'enfermait pas seulement des bois sacrés; il servait souvent d'enceinte à plusieurs temples, qui n'appartenaient pas toujours aux mêmes dieux. Ainsi le péribolos de Zeus Olympien, à Athènes, mesurait environ quatre stades et contenait, outre le temple de Zeus, un autre temple dédié à Kronos et à Rhéa et un téménos de la Terre, à qui était attribuée aussi l'épithète d'Olympienne1. Il y avait, dans le Lénseon d'Athènes, deux temples de Dionysos, et le péribolos de Poséidon, dans l'isthme de Goririthe, aussi bien que celui de Zeus à Olympie, celui d'Apollon à Delphes et d'autres encore, renfermaient plusieurs temples placés sous l'invocation de différents dieux2.
Le péribolos n'avait en général qu'une entrée. Auprès de la porte étaient placés des vases remplis de l'eau lustrale avec laquelle s'aspergeaient les fidèles (tfêpipfbaycirçpia, flncop^avrtjpia) 3 ; cette opération symbolisait la pureté exigée par le dieu de quiconque voulait franchir son seuil4. Des inscriptions rappelaient l'obligation d'avoir les mains pures5. On comprend, d'après cela, la nécessité de s'abstenir, une fois la porte franchie, de tout acte pouvant entraîner quelque souillure \ Pour la même raison les animaux réputés immondes, et surtout les chiens, particulièrement suspects \ étaient exclus de plusieurs
t. Pausanias, 1. 1, c 18, i; 0 et 7. Sur les surnoms des déesses, voy. Schœmann, Opusc. acad., t. II, p. 89.
2. Pausanias, 1. I, c. 20, § 2, et i. II, e. 2, § 1. L'inscription d'Anaphé, publiée par Rangabé (And'/. kellen.tJx0 820), conti.MiL l'autorisation donnée à un particulier de bâtir un temple à Aphrodite, dans I.' Up6v d'Apollon ; L'autorisation émane de l'oracle.
3. D'après Servius (ad Vin./. -En., 1. IV, v. 200). Urlichs toutefois Tait remarquer que celte règle admettait des exceptions.