Pausanias, 1. VII, c 23, § 7, et I. II, c
Palœmon et Mélicerte. Il y avait aussi dans le temple d'Athèna à Pellène, un adyton souterrain1. Ces caveaux s'appelaient spécialement Megara2, bien que ce nom puisse aussi s'appliquer d'une manière plus générale aux celke, surtout à celles qui n'étaient accessibles qu'aux prêtres et aux initiés 3.
II y avait aussi des temples fermés de toute part % qui ne s'ouvraient qu'en certaines occasions, non pas même à tous ceux qui auraient voulu adorer le dieu, mais seulement aux prêtres et aux personnes dont l'assistance pouvait être nécessaire à l'accomplissement de certaines pratiques religieuses. Tels étaient le plus ancien temple de Dionysos, dans le Lénseon d'Athènes5, celui d'Athèna Polias ou Poliatis à Tegée, celui de Hadès à Élis et d'autres encore1'. De même le temple d'Eurvnome, à Phigalie, chez les Arcadiens, n'était ouvert qu'une fois par an, mais alors des sacrifices étaient offerts à la déesse au nom des particuliers, aussi bien qu'au nom de l'État'.
D'autres lieux saints, bosquets ou enceintes consacrées, dont plusieurs contenaient, en guise de temples, de simples autels, restaient fermés à tout le monde, ou du moins à tout ce qui n'était pas prêtres ou préposés au culte. On cite en particulier une grotte de Rhéa, près de Méthvdrion. en Arcadie, un bois appartenant à Artémis Sotcira près de Pellène, un autre consacré à Démêler et à Cora près de Mégalopolis, dans le péribole des Grandes déesses, et le téménos de Zeus sur le Lycée8. Pourquoi ces sanctuaires étaient-ils à ce point inaccessibles, tandis que d'autres riaient ouverts à tout venant? Nous serions embarrassés d'en donner le motif, les anciens eux-mêmes ne savaient trop que répondre à celte