Pausanias, l. VIII, c
s. h.usanias, I. VIII, c. 36, § 3 : I. VU, c. 27, ^ 3; 1. VIII. c* 31, s 5'; h c 38, § 6.
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question. Ce que dous trouvons de mieux à dire, c'est qu'un sentimenl naturel à tous les hommes les porte à protéger les objets qui on! le plus droil à leur vénération contre les regards cl le contact de la foule. En même temps que c'esl pour eux an besoin.de s'approcher le plus souvent possible de la divinité, un sentiment <le pudeur les relient à distance îles choses divines. Ainsi s'explique, en général, comment il y avait des sanctuaires et des cultes publics à la portée de tous, et d'autres dont l'accès était interdit. Quelques sanctuaires aussi pouvaient être tenus cachés, parce qu'ils renfermaient des objets précieux, ou parce que le culte avait trait à des choses dont la superstition faisait dépendre le salut ou la ruine de l'Etat. Dans l'un ou l'autre cas, il importait de les défendre contre les soustractions ou les profanations1. Une autre considération mérite de trouver place ici : les anciens cultes étouffés ou opprimés avaient pu ne conserver qu'un petit nombre d'adhérents, ce qui leur avait donné le caractère d'une religion inabordable et pleine de mystèies. Mais, comme nous l'avons déjà dit, nous ne sommes pas en mesure de répondre en détail à ces questions. — Des raisons locales ou accidentelles, d'autres fondées sur la nature même des religions faisaient refuser à telle ou telle classe de gens l'entrée de certains sanctuaires, soit en tout temps, soit seulement à l'occasion de quelques pratiques religieuses2. A Chéronée, dans la patrie de Plutarque, Leucothée avait un temple où aucun esclave de l'un ou l'autre sexe, aucun Etolien ni aucune Etolienne ne pouvait entrer; la légende donnait de cette singularité une explication que nous n'avons pas à examiner ici3. 11 est facile de comprendre, au contraire, les défenses faites aux Doriens de pénétrer dans le Parthénon et aux étrangers de sacrifier dans le temple argien de Héra*. Partout les sanctuaires des dieux, protecteurs de la Cité, étaient interdits aux étrangers, qui se