Plutarque, de Super stitione, c
3. Quelquefois même elle s'étendait au delà, ainsi que cela résulte du témoignage de Strabon sur le droit d'asile dans le temple d'Artémis à Éphèse (1. XIV, p. 641.)
4. On lit dans Servius (ad .En , 1. II, v. 761), à propos des asiles pro-
d'Athêha Aléa, chez les Tégéates, où se réfugia le roi Pausanias II, afin d'échapper au jugement dont il était menacé pour sa conduite au combat d'Haliarte, et où il acheva sa vie. Déjà, son père, Pleistonax, frappé d'une amende qui sans doute aurait entraîné un emprisonnement perpétuel^ avait cherché un refuge dans le temple de Zeus Lycéen1, et y avait vécu plusieurs années, jusqu'au moment où il obtint remise de sa peine et fut rétabli sur son trône2. On raconte, à propos du sanctuaire de Ganymède (ou Hébé), à Phliunte, que tous les suppliants y trouvaient un asile sur, qu'on y faisait tomber les chaînes et qu'on les suspendait comme des ex-voto aux arbres du bois sacré3. Le temple de Poséidon, dans l'île de Calaurie, était aussi un asile privilégié '\ On ne saurait dire sûrement si le sanctuaire du même dieu, sur le promontoire de Ténare, celui d'Amphiaraùs, près d'Oropos, et le temple d'Alhêna Chalkioikos devaient être rangés dans la même classe % mais il est certain qu'il y en avait un grand nombre de semblables en Asie, surtout du temps des empereurs, à telle enseigne que, sous Tibère, il fut question au Sénat délimiter leurs préroga-
prement dits: « Hoc non est in omnibus templis nisi quibus consécrations lege concessum est. » Vov. aussi Jaenisch, de Grsec. asylis, Gxttingue,