Pausanias, 1. X, c
4. Hérodote, 1. V, c. 88; Pollux, 1. I c. 28 ; Corpus Inscript, grsec, n° 155.
5. Voy. Letronne, dans les Annali delÇ Instit. di correspondenzia archëol. . t. VI, p. 213 ; Franz, dans le Corpus Inscript, grsec, t. III, p. 331 : Keil, Inscript. Boeot. p. 87, et dans le Philologus, t. XIX, p. 608.
6. Cicéron, de Naturel Deorum, 1. III, c. 37 ; cf. les annotateurs d'Horace, (Sat. 1. Il, 1, v. 33). Des inscriptions athéniennes témoignent que souvent aussi des accusés croyaient devoir, après leur acquittement exprimer leur
les offrandes 271
des états ou des princes, elles étaient l'accomplissement d'un vœu, un témoignage de gratitude envers la divinité ou un moyen de s'assurer ses faveurs. C'est ainsi que Crésus, bien qu'étranger à la Grèce, fil transporter au temple de Delphes et ailleurs ' une quantité d'objets précieux et d'oeuvres d'art. On avait aussi la coutume, après une bataille gagnée, de consacrer une partie du butin, des armes par exemple2. Si quelque autre trophée ne se prêtait pas à être exposé dans le sanctuaire, on en versait le prix, ou bien on le remplaçait par une offrande de même valeur. Après la bataille de Platée, les Grecs envoyèrent à Delphes un trépied d'or, reposant sur un dragon en bronze à trois têtes, et à Olympie une statue de Zeus en même métal, haute de dix coudées3. De même, après Salamine, on déposa, dans le sanctuaire de Delphes, comme prémices du butin, une statue de douze coudées, portant dans la main la proue d'un navire. L'offrande comprenait en outre trois trières phéniciennes : l'une pour l'isthme de Corinthe, la seconde pour le cap Sunion, la troisième pour l'île même de Salamine, en l'honneur d'Ajax *. Le roi Hiéron, de Syracuse, lorsqu'il défit les Tyrrhéniens à Gume, préleva pour en faire don à Olympie, une partie des dépouilles, dont il existe encore un casque avec une inscription, que l'on peut voir au Musée britannique1. La statue colossale en bronze d'Àthêna Promachos et le char de même métal placé aussi sur l'Acropole représentaient la dîme du butin fait à Marathon et <le celui que les Athéniens avaient enlevé aux Béotiens el
reconnaissance à la déesse par fies offrandes ; voy. Rangabé, Antiq. hellen., n° 881, 882 et 2340.
t. Hérodote, 1. I, c. 50 ci suiv. et 92 ; 1. V, c. 36, et I. VIII, c. 35.
2. Seuls les Spartiates s'abstenaient de déposer dans les temples les dépouilles des ennemis. Interrogé à ce sujet, le roi Cléomène répondit : 8tc ànô x(ov 8siXwv èati ; voy. Plutarque, Apophthegmata lacon. s. \. Cleomenes Anaxandr. fil., n° 18.
3. Hérodote, I. IX, c. 81 : Pausanias, I. X, c. 13, § 5. Au sujel du dragon qui servait de support au trépied el qui existe encore ô Constantinople, voy. Nttr/irirftirii r. d. Kœnigl. Gesellschafl der Wissensch, 1861, n° 21, où Ctirtius en conteste l'authenticité sans motifs suffisants, et Frick, lahrb. fur Philol, suppl. III, p. i.s:>. et t. LXXXV, fasc. 7.