Voy. Schœmann, Antiq. grecques, t. II, c. vi
qu'en usa Périclès avec les Samiens, à la suite d'un long siège; les vaincus durent donner des otages, payer les frais de la guerre, raser leurs fortifications et livrer leur flotte '. Les conditions imposées aux Athéniens après la bataille d'^Egospotamoine furent pas beaucoup meilleures : ils furent forcés d'abattre les fortifications du Pirée et les Longs-Murs qui joignaient le port à la ville, d'abandonner tous leurs bâtiments de guerre, à la réserve de douze, de rappeler les bannis, de changer leur constitution et de faire avec les Lacédémoniens une ligue offensive et défensive 2.
La religion ordonnait aux Grecs de respecter les lieux consacrés, même en pays ennemi. Aussi les Béotiens firent-ils un crime aux Athéniens de ce que, non contents de s'être emparés du temple d'Apollon à Délion, ils s'y étaient établis comme dans une forteresse, et n'avaient pas craint de faire tout ce qui n'est permis que dans des lieux profanes. Les Athéniens alléguaient les nécessités de la guerre et l'indulgence que, en cas de force majeure, on est en droit d'attendre des dieux ;!, principe accommodant avec lequel on peut tout excuser. D'autres exemples prouveraient au besoin que l'on n'observa pas toujours le respect dû aux sanctuaires; ces profanations n'étaient pas moins exceptionnelles. Lorsque clans l'expédition de Sicile, les Athéniens eurent pris le quartier de Syracuse où était situé le temple de Zeus Olympien, ils ne touchèrent à aucun des objets précieux qui s'y trouvaient réunis et laissèrent le tout sous la garde du prêtre *. On a en particulier loué Agésilas d'avoir toujours respecté les sanctuaires des Barbares, aussi bien que ceux des Grecs 3. Même dans l'ardeur du combat, on était habitué à épargner les personnages chargés de fonctions purement religieuses, comme les devins el les pyrophores, qui portaient devant les armées le l'eu allume lors de l'entrée en campagne. De là celle expression proverbiale, pour marquer que le sang avait coulé à flols : eiSè rcup-