‹ Antiquités grecquesChapitre 234 sur 567 · Odyssée, t. III, v · texte numérisé non relu

Odyssée, t. III, v

6. Pindare, Pythiques, IV, v. 365 (205, éd. Bœckh , el Olymp., XIII, v. 98(69). Dans ce passage, l'épithète àpyàvca désigne, d'après le Scholiaste, non la couleur, mais l'étal général de l'animal.

7. Porphyre, de Abstin., 1. I, c. 25. Porphyre parle du troupeau saci Perséphone, à Gyzique. Ailleurs (I. II, c. 55), il signale l'empreinte,

YÎç, dont étaient marqués les troupeaux comme une coutume égyptienne, coutume décrite déjà par Hérodote el par Plutarque; mais on lit dans l'inscription d'Andania (§ 1 1, v. 71) : toi; ok 5oxi(j.a«0évTO(( iepeîotc n-x\nW. Goàôv-nov oUepoJ. D'après le même texte, l'épreuve précédait de dix jours le sacrifice.

les animaux destinés à servir de victimes étaient en bonne santé, en présentant aux bœufs de l'orge, aux porcs des pois. Ceux qui ne s'empressaient pas de manger étaient réputée malades el rejetés comme tels. Sur les ehfevres, on répandait de l'eau froide, el elles étaient jugées malsaines, si elles se prêtaienl tranquillement à celle aspersion '.

Les victimes étaient couronnées de bandelettes, de couronnes et do guirlandes; quelquefois aussi, les cornes des bœufs étaient dorées2. Les dieux, en effet, étaienl censés assister au sacrifice, el il convenait que ces offrandes leur fussent présentées parées comme pour une fête, ainsi que les ex-voto que l'on portail également au temple décorés de couronnes et de bandelettes. Pour la mémo raison, les sacrificateurs tenaient à se montrer dignes de la divinité. Non seulement ils prônaient soin de se purifier par des ablutions, el de revêtir des habits sans tache, mais eux aussi se couronnaient, du moins dans les temps postérieurs à l'épopée homérique, car, chez Homère, il n'est question de couronnes ni pour les hommes, ni pour les animaux, et on peut dire, d'une manière générale, que celte parure est pour lui chose inconnue 3. Plus tard, au contraire, l'usage en est presque universel dans les sacrifices4. Naturellement, on les tressait de préférence avec les plantes agréables au Dieu, et l'on évitait soigneusement celles qu'on supposait devoir lui déplaire, ce en quoi, à la vérité, les opinions ne s'accordaient pas toujours. Le lierre par exemple, passait pour être cher à Dionysos, mais on le tenait écarté des sacrifices offerts aux dieux olympiens et des temples qui leur étaient consacrés. Cette précaution était

\. Plutarque, de defectu OrâcuL, c. 49.

2. Athénée, 1. XV, c. 16, p. 07 i; Platon, Alcibiade, II, c. 20, p. 149 C; voy. aussi Homère, Iliade, l. X, v. 294, et Odyssée, 1. III, v. 384.

3. Scholiïiste d'Homère, Iliade, 1. XIII,. v. 736. Ce passage est le seul où le mot (TTÉçavoç soit employé chez Homère, et il y est pris dans un sens figuré. STôcpâvY), d'où vient eùffTÉcpavoç, désigne les bandelettes qui entouraient la tète, comme une sorte de bonnet.

4. La coutume établie à Paros, en Crète, de sacrifier aux Charitinnes sans couronne, est citée comme une exception (Apollodore, Biblioth., 1. Ht, c. 15, § 7). On ne por.ait pas de couronne lorsqu'on était en deuil (Athénée, Ibid.). Quand Xénophon, occupé à un sacrifice, apprit la mort de son fils Gryllus, il arracha sa couronne (Diogène Liërte, 1. II, c. 54:1

prise tout particulièrement à Athènes pour Héra, à ïhèbes pour Aphrodite \ La couronne n'était pas seulement pour le sacrificateur un ornement; elle constatait le caractère sacré de ses fonctions, le plaçait sous la protection du Dieu et assurait son inviolabilité 2.

Une corbeille (xavouv) contenant le couteau sacré, l'orge, les couronnes, les bandelettes, et un vase rempli d'eau (*/£pv»i/) étaient portés de gauche à droite autour de l'autel 3. Les vases employés à cet usage et tous ceux qui devaient servir au sacrifice étaient L'objet de prescriptions qui variaient suivant les lieux. A Argos, par exemple, et à Égine, on n'admettait que les vases d'argile fabriqués dans le pays; ceux qui provenaient de l'Attique étaient spécialement interdits ''. On consacrait l'eau 5, en y enfonçant un tison enflammé, et on la présentait à la ronde à tous les assistants qui y plongeaient leurs mains et en aspergeaient eux-mêmes et l'autel0. L'orge était distribuée ensuite, pour être répandue sur la tète des victimes, au moment où elles étaient conduites à l'autel ; de là, l'expression Trpsyj-at. Le mot oXaî ou, dans Homère, les mots oiXài, yiLzyù-.y.: paraissent désigner des grains concassés ou grossièrement moulus. Les anciens interprètes parlent plutôt de grains entiers , en quoi ils peuvent avoir été guidés par une fausse étymologie7, bien que, d'autre pari, cette méprise ne soit guère admissible, si en réalité l'on n'avait pas fait usage de grains à l'état naturel; il est sûr du moins qu'ils

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