‹ Antiquités grecquesChapitre 236 sur 567 · l'ausanias, 1. I, c · texte numérisé non relu

l'ausanias, 1. I, c

2. Plutarque, Qusest. conviv., 1. VIII, 8, § 3; Schol. d'Apollonius, 1. I, v. 415.

3. Iliade, I. III, v. 273, el 1. XIX, v. 254; Euripide, Electre, v. 800. A cette opération s'appliquent spécialement les mots xaTxp/sTÔxi ™0 Sspeîou : voy. Kuster, dans ses Xotes sur les Oiseaux d'Aristophane, v. 958, et Monk, dans son édition de YAlceste d'Euripide, v. 74. Mais l'expression xat-ip- XEaOoa comprenait aussi d'autres cérémonies préparatoires; on lit dans Homère (Odyssée, 1. III, V. 445): -/Ipviêâ i' o'Ao/yioi; -i xxxrjp/ïTo. Cf. H ' ;y chius, s. V. o-j)vO-/'jTai, Ta xaTâpy^axa.

4. EùçYjfua k'atw, sOçy]{j.eît£ . Voy. Homère, Iliade, 1. IX, v. 171; Aristophane, les Tkesmoph , v. 301; les Achamiens, v. 237, et les Oiseaux, v. 958.

5. Dion Chrysostome. Or. XXXII, § 57; Hérodote, (1. I, c. 132), signale comme une coutume particulière aux Perses l'absence des flûtes dans les sacrifices.

6. Eustathe, ad Iliadem, 1. I, v. 459 ; cf. Lexicon Seyuer., p. 417, 8.

Méthydrion, en Arcadie, on observait un usage particulier, dans les sacrifices à Despoina : au lieu d'ouvrir la gorge, on détachait les membres \ Le sang, recueilli dans un vase placé au-dessous, était répandu autour de l'autel. Dans quelques sacrifices, en particulier dans ceux par lesquels on se proposait de ratifier un engagement d'intérêt public, tous les assistants posaient la main sur la victime 2. Après le coup mortel, l'animal était dépouillé et dépecé, et les morceaux qui revenaient aux dieux étaient mis à part. Homère, pour les distinguer, se sert du mot [xrjpia, qui désigne les os des cuisses auxquels restaient attachées quelques parties charnues. Plus tard, on préféra généralement pour cette destination le dos de la bote, ou le train de derrière, y compris la queue 3. Les gens pieux augmentaient la part des dieux, les autres la faisaient la plus petite possible et ne laissaient de chair adhérente aux os que ce que la bienséance exigeait4. Les os ainsi détachés, quelques intestins et, du moins au temps d'Homère, des morceaux de chair prélevés sur les différentes parties du corps, étaient enveloppés de graisse, placés sur l'autel et brûlés, en même temps que l'on faisait une libation et que l'on répandait de l'huile pour activer la flamme, avec accompagnement de flûtes sur un rythme consacré5. Il y avait cependant des sacrifices d'où les libations étaient absentes6. La chair qui n'était pas consumée pour l'usage des dieux servait aux repas des hommes. Lorsque les sacrifices étaient accomplis dans un

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