Pausanias, 1. II, c. 10, § i; cf. Hérodote, 1. II, c
2. Dans Macrobe (Saturnales, 1. III, c. 5), le genre de sacrifice in quo voluntas dei per exta disquiritur est opposé à tous les autres. Les grammairiens grecs établissent que, pour les sacrifices destinés à interroger les dieux, on emploie le moyen 6uc<7Ôai, à la place de l'actif, ce qui s'explique facilement; mais la même observation peut s'appliquer à tous les autres sacrifices accomplis pour un but déterminé; voy. Haase dans son édition du de Republ. Lacedœm., p. 312.
ensuite à lanourriture des troupes, mais il eut été difficile d'organiser ce qu'on appelait proprement le repas des sacrifices \ Pour les sacrifices destinés à consacrer la sainteté des sermc-nts, on y recourait soit dans les affaires de la vie privée et les actions judiciaires, soit à l'occasion des traités publics. A Thurii, par exemple, la forme légale pour la cession de la propriété immobilière était que le vendeur et l'acheteur sacrifiassent à Apollon, que Ton y adorait sous le surnom d'iz'.xôfjiatoç, c'est-à-dire protecteur des y.w;j.a-., et prêtassent serment devant le magistrat assisté de trois voisins, le premier qu'il vendait loyalement, le second qu'il achetait de même. Le sacrifice consistait uniquement en gâteaux pour les contrats de peu d'importance; il est vraisemblable qu'il y avait aussi effusion de sang, lorsque les transactions étaient considérables. Sans doute, partant de cette idée que les divinités étaient surtout présentes clans les sacrifices, on ne songeait d'abord qu'à les prendre à témoin du serment prêté, et même pour les traités publics, pour les armistices, pour la conclusion de la paix et des alliances, il suffisait rigoureusement d'accompagner le serment de libations, d'où est venu que les mots oicovSaî et c-svce^Oa-. ont été appliqués à la conclusion des traités; mais il est certain que des sacrifices plus coûteux pouvaient trouver place dans ces circonstances, et qu'il en était ainsi même à l'occasion de serments privés. Lorsque Démarate adjure sa mère de lui révéler quel est son père, il sacrifie un bœuf et la fait* jurer, en lui mettant dans la main une partie des entrailles*. Quelque chose d'analogue se passaitpour les sermentsjudiciaires, dans les cas solennels. On égorgeait généralement nu taureau, un bouc cl un bélier; celui qui prêtait serment touchait les cadavres, avec la main, sans doute aussi avec le pied, et jurait dans cette posture3. Il arriva quelquefois aussi, lors de la conclusion
1. Thôophrasle, dans Stobee, Florileg., 44, n° 22, p. 202, a\. Gaisford.