Hérodote, 1. VI, c
3. Démosthène, c. A.ristogiton, § 68, p. 642 : stà; i~\ rûv touu'mv xinpo-j xai xpioû xa'i xaypo-j . Cf. .Ksrlinif, de falsa Legatione, § 87, p. 264. "il lit dans Antiphon, de caede Herodis, p. 710 : àttripsvoc tûv açaytav, et dans Lycurgue, c. Léocrate, § 20 : XaSovre; Ta tepâ. Voy. aussi 1rs notes de Msetzner sur ce passage.
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des traités publics, que les parties contractantes plongeaient leurs mains ou leurs armes dans le sang des victimes '. I);ins ces serments solennels, le but n'étail pas seulement d'appeler à soi les dieux el de les prendre à témoin ; L'immolation avait un sens symbolique: les dieux étaienl suppliés, si celui qui les invoquait manquait à la parole donnée, de le faire mourir, comme on avait fait mourir la victime l. La malédiction qui «levait poursuivre le parjure était représentée figurément dans le sacrifice; aussi, aucune partie de ranimai n'élait-elle séparée du reste, ni pour être brûlée sur l'autel, à l'usage des dieux, ni pour être consommée par les hommes. Le tout était mis de côté, puis enfoui dans le sol ou jeté à la mer3. Par la môme raison, on faisait servir à ces sacrifices toute espèce d'animaux, propres ou non à l'alimentation. D'après la fable, Tyndare immola un cheval et l'enterra, lorsqu'il demanda aux prétendants d'Hélène de s'engager par serment à défendre le gendre qu'il aurait choisi *. A l'occasion du traité conclu entre les Grecs, commandés par Cléarchos, et les Perses, placés sous les ordres d'Arriœos, on adjoignit un loup aux victimes ordinaires, taureau, bouc et bélier 5.
Il y avait analogie entre ces sacrifices, que l'on peut appeler sacramentaux, et les sacrifices expiatoires, en ce sens que les derniers avaient aussi une signification symbolique. Les souillures et les fautes qui avaient attiré aux hommes le courroux des dieux étaient rejetées sur la tête de la victime. On ne touchait pas non plus à ses restes ; si on ne les enfouis-
1. Xénophon, Anabasis, I. II, c. 2, § 9; /Eschvle, Sentent c. Thebas,
2. Euslathe, ad Iliadem, 1. III v. 273, p. 414, 43; à quoi il faut ajouter ce que l'ou raconte des serments qui accompagnaient les sacrifices chez les Molosses : ybv êoOv xaTaxéirrovTEç èuapûvTai toi; 7tapaëï)?0|iivoiç o'jTwxonaxonrivat, xai xoùç x<ô6wva; xaTaxéovteç ovtwç èx-/vO?,vou to afjxa xwv rcap-rêr,croixÉvwv; Diogenianus, Proverb., cent. III, 60; Zénobius, cent. 11,83; Suidas s. v. poOç ô MoXôrrwv . Des formules semblables étaient en usage aussi chez les Romains; voy. Tite-Live, 1. I, c. 24, 8.
3. Voy. Eustathe, ad Iliadem, 1. III, v. 310, et les Scholies sur le même passage; Pausanias, 1. V, c. 24, § 10 : TOîç ip^aiotÉpo-; sic xà Upeîa ^ xa6Eorrv)xôç, è?' m tcç opxov ÈTrotr^aro, \irfA ÈScoSiaov slvai to-jto ïn àv6pw7ta).