Athénée, 1. XIII, c. 78, p
.'. Porphyre, de A.bstin., 1. Il, e. 54.
3. Tzetzes, Chiliades, V. v. 25; Schol. d'Aristophane, les Chevaliers, \. 1136.
i ». MùUer (Dorier, t. I, p. 329, 326 de la première édition) es) 'l'avis que les
hommes n'étaieni pas effectivemenl mis à mort, mais précipités du haut d'un
er, au bas duquel ils étaient recueillis pour être conduits à la frontière,
comme celase passai! a Leucade.
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ilans la iiht, le jour lit* La fête du Dieu, on choisissait un criminel, que l'on ne se croyait même pas tenu de mettre réellement à mort; il suffisait qu'il fûl lancé du haut du roeher, et, pour atténuer sa chute, on lui attachait des plumes, vi même des oiseaux. On poussait les précautionsjusqu'à disposer en dessous du rocher des barques, aiin de le recueillir et de le transporter, s'il était encore vivant, hors du pays '. (>s boucs émissaires étaient appelés -zy/yçj.y.-.y.. parce que, grâce ;i eux, les souillures de toute la population étaient lavées el comme balayées; c'est aussi le mot dont se sert saint Paul ', comme synonyme dexà9àp[/.a; Ailleurs, les victimes expiatoires sont désignées sous le nom expressif de remèdes (©ap|/,axo( . Enfin, en beaucoup de contrées, où les sacrifices humains avaient été jadis en usage, il suffit plus tard que le sang fût versé, sans que la mort s'ensuivit 3. C'est, ce qui arriva le plus souvent dans le culte de l'Artémis de Tauride, divinité certainement étrangère, qui se trouva identifiée avec l'Artémis grecque. L'exemple le plus connu de ces adoucissements est la Diamastigosis, à laquelle étaient soumis les jeunes garçons de Sparte, en l'honneur d'Artémis Orthia. Nous avons vu plus haut, il est vrai, que cette flagellation entraînait quelquefois la mort'' ; mais lorsque le Bomonikas payait la victoire de sa vie, il n'était pas considéré comme une victime expiatoire, chargée de réparer les inquités de tout le peuple, c'était un héros à qui sa constance assurait la faveur des dieux et le respect des hommes. On le portait au tombeau couronné de lauriers, et un monument perpétuait sa mémoire 5
Nous devons cependant signaler, avant de terminer ce chapitre, deux exemples de sacrifices humains, réellement accomplis ou du moins commandés par les dieux, durant les temps historiques. Avant la bataille de Salami ne, au moment où Thémistocle offrait un sacrifice, trois soldats de l'armée