‹ Antiquités grecquesChapitre 250 sur 567 · Saint Paul, Êpitre aux Corinthiens, 1, c. 'j, v · texte numérisé non relu

Saint Paul, Êpitre aux Corinthiens, 1, c. 'j, v

3. Porphyre, de Abstm., 1. II, c. 27 : Euripide, Iphigénù à Tauris, v. I 15 et suiv. : o<7iaç ÊxaTc

'1. Voy. Schœmann, Antiq. grecques, t. I, p. 298.

5. Lucien, de Gymnast. c. 38 : Schol. de Stace, Thébaïde, 1. IV, v. 227.

persane furent amenés prisonniers. Le devin Euphrantidès les eut à peine aperçus qu'il vit une lumière s'élever sur l'autel, et qu'il entendit éternuer à droite, signe non équivoque des volontés célestes. Il supplia Thémistocle de sacrifier les captifs à Dionysos Omestès; les Grecs pouvaient, à ce prix seulement, compter sur la victoire. Thémistocle fut frappé d'horreur, mais la foule qui l'entourait ne lui permit pas de laisser tomber les paroles du devin, et. cet acte de barbarie dut s'accomplir1. On voit qu'il ne s'agit, en ce cas, que de l'aberration d'un visionnaire fanatique, par lequel la multitude se laissa égarer, à la veille d'une lutte inégale. Les choses ne se passèrent pas ainsi, lorsque Pélopidas, au moment de livrer la bataille de Leuctre.s, vit en songe les ombres de jeunes filles ensevelies dans le voisinage, dont on racontait que, longtemps auparavant, elles avaient été violées et tuées par des Spartiates. Leur père Skédasos, ne pouvant obtenir vengeance, s'était suicidé sur leur tombeau, en se répandant en imprécations contre Sparte \ Donc, ces infortunées, apparurent en rêve à Pélopidas, avec leur père, et lui promirent la victoire, s'il consent à immoler une jeune fille blonde sur leur tombeau. Pélopidas révéla ce prodige aux autres chefs et aux devins : les uns lui conseillèrent de déférer à l'avertissement qu'il avait reçu; les autres, et c'était le plus grand nombre, ne voulaient pas entendre parler d'un acte réprouvé par la nature et par les lois. Au milieu de la discussion, une pouliche blanche vint à passer en courant; le devin Théocritos, moins fanatique qu'Euphrantidès, s'écria que c'était là la victime réclamée par les jeunes tilles -de Leuctres. La pouliche fut solennellement immolée sur leur tombeau, et l'on porta à la connaissance de l'armée le songe et le sens vrai du sacrifice.

1. Plu Lan | m', Thémistocle, c. 13, et Aristide, c. 9. !.'■ garant de Plutarque est Phanias d'Kn-sos. Il n'est pas question de cet événement dans Hérodote.

2. Plutarque, Pélopidas, c. 20-22. Agésilas, lorsqu'il se trouvaità Aulis, prêt à passer en Asie pour aller combattre les l'ers. -s, vit aussi, en souvenir sans doute du sacrifice d'Iphigénie accompli dans ces lieux, une apparition qui réclama de lui un sacrifice humain. Il eut le bon esprit de ne pas prendi • cette exigence à la lettre et se contenta d'immoler une biche; voy. Plutarque, Agésilas, c. G.

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Ainsi fut atteinl le but en vue duquel, très probablemont.

tout avait été combiné, puisque l'ardeur des soldats, surexcitée au moment de la bataille, fut couronnée par une brillanle victoire des Thébains sur les Spartiates.

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