‹ Antiquités grecquesChapitre 254 sur 567 · Kénophon, Memorab., I. I, c · texte numérisé non relu

Kénophon, Memorab., I. I, c

G. Voy. Schœmann, dans ses Notes sur le de Nalura Deorum de Oicéron. 1. III, c 3G.

,'Î22 .antiquités religieuses

dans les cérémonies publiques qui s'accomplissaieni eu présence d'assemblées populeuses. La forme la plus simple était, dans les sacrifices, I'ôXoXuy^s ou o^o^uffii sorte de lamentations que les femmes, en particulier, faisaient entendre sous le coup d'émotions violentes, en s'interrompant par de (•ointes oraisons que leur inspiraient les circonstances1. Des invocations plus longues et chantées étaient désignées par le mol général d'yjjLvoi, quoiquecette dénomination s'applique plus spécialement aux chants que des chœurs en permanence récitaient avec accompagnement de cithares2. D'autres noms encore servaient à distinguer tantôt les différentes formes lyriques, tantôt les divinités auxquelles on Jes adressait, quelquefois aussi le mode de débit qui leur était propre. Toutefois, les limites de ces divers genres n'étaient pas nettement déterminées et nous ne pouvons pas toujours nous en faire des idées claires et certaines. Le mot vô^oç exprime des mélodies chantées au son de la cithare ou de la llùtc, et formant un cadre dans lequel il était loisible de faire entrer des textes appropriés 3. Le Dithyrambe appartenait en propre^ au culte dionysiaque ; les rythmes en étaient plus libres, et avaient une allure entraînante, qui souvent même respirait l'enthousiasme. Arion l'assouplit aux règles de l'art et l'adapta aux chœurs cycliques dont les nombreux exécutants se mouvaient autour d'un autel ou d'un emplacement consacré. Hp;?::-.:-/ est le nom général d'un chant que Ton entonnait en se rendant processionnellement au temple ou à l'autel, et qui d'ordinaire était composé sur un rythme répondant aux mouvements d'une marche cadencée et appelé de là Tcpcao&xéç ou TucjxTueuT^ptoç*. Durant le sacrifice, au moment où s'accomplissaient les libations (a-ovoxi), on faisait entendre un chant soutenu par le son dès flûtes, et dont le rythme em-

1. Hésyehius, s.v. ; Scholiaste de Callimaque, Hymne àDelos, v. 258, avec les remarques de Spanheim ; voy. aussi Bœttiger, Kunstmyth.. t I p. 49.

2. Proclus, dans la Biblioth. de Photius, p. 985, éd. Hœschel.

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