‹ Antiquités grecquesChapitre 255 sur 567 · Voy. Bode, Geschichte der Hellen. Poésie, t. Il, p · texte numérisé non relu

Voy. Bode, Geschichte der Hellen. Poésie, t. Il, p

k. Scholiaste d'Héphestion, p. 82,30, ed.de Pauw. IlpoffûStov est une leçon ncorrecte pour 7tpoorôoiov.

LA PRIÈUE 323

pruntait à cette circonstance le nom do crîcovSetaxéç \ Quelquefois les chants étaient accompagnés de danses mimiques, en rapport avec les paroles, et ils étaient alors appelés j-ipyr/j.a -. Les Peeans étaient, à l'origine, des chants destinés à obtenir d'Apollon et d'Artémis la fin des maux dont on souffrait, ou à les remercier des bienfaits que Ton en avait reçus. Plus tard, le sens de ce mot se généralisa, et il comprit les invocations adressées à d'autres dieux, de sorte qu'il est difficile de reconnaître la limite au delà de laquelle il cesse d'être applicable ;. Un Pa>an était entonné par les chefs d'armée, avant la bataille, et toutes les troupes se mettaient à l'unisson, en s'ébranlant pour marcher à l'ennemi '. On chantait aussi un Paean accompagné de libations, à la suite d'une prière prononcée par le héraut, lorsque la flotte quittait le port5. Des Pœans annonçaient, dans les festins, le moment où l'on cessait de manger et à partir duquel, après les libations d'usage, les convives se mettaient à boire6. Enfin des Paeans étaient chantés dans les noces et dans les funérailles solennelles7. En dehors de ces dénominations, nous trouvons encore un grand nombre de compositions lyriques, dédiées à telle ou telle divinité : les buTOYYOt» dans lesquels on célébrait Artémis, et qui paraissent avoir emprunté leur nom à l'un des surnoms de la déesse OIjz-.ç 8 ; les îbuXo'., adressés durant la moisson à Démêler, la dispensatrice des gerbes coupées à pleine faucille (ouXoi) et le chant, d'y;/,-.:; (w&yj fiXiqXiaç), que l'on récitait, par un temps sombre et pluvieux, pour inviter cet astre à reparaître (ïizy' S p(X' •?,"/.'.£, etc."). Mais ces chants divers appartiennent

i. Scholiaste d'Hêphestion, p. 82, S Ce chant était appelé aussi smêiôniov, d'après Pollux, I. IV, 79.

2. Athénée, l. I, c. 27, p. 15, et 1. XIV, c. 30, p. 631. Voy. aussi 0. Millier, die Doner, t. [,p. 35ô (351), el Hoeclc, Krela, t. III. p. 356.

Page 1