Voy. Schœniann, Antiq. grecques, t. t. p. 231 el
a négligé toile autre, qu'ils soient maudits, lui et toute sa race '. Nous venons de voir la malédiction prononcée comme saurlion des lois, au cas où elles seraient violées dans l'avenir. Elle pouvait l'être aussi, au nom de l'autorilé publique, pour des nimes antérieurs, dont les auteurs échappaient à un autre châtiment. Le mieux connu de ces exemples est emprunté à la vie d'Alcibiade, lorsqu'il fut, par contumace, déclaré coupable d'avoir violé les mystères, et prit la fuite, pour se dérober au châtiment. Prêtres et prêtresses, la face tournée vers l'Occident, le vouèrent à la vengeance des dieux outragés, en agitant un drapeau rouge, emblème du sang qui devait être répandu. Seule Théano refusa de s'associer à cette proscription, disant qu'elle était prêtresse pour prier, non pour maudire2. Quelquefois, on revenait sur les malédictions, et les prêtres recevaient mission de les rétracter; c'est ce que nous prouve encore l'histoire d'Alcibiade3. Sans doute, ces actes réparateurs étaient accompagnés aussi de formalités solennelles; mais, sur ce point, les information^ nous manquent. Afin de mettre les lieux consacrés, notamment lescimetières, à l'abri des violations et des dégradations, on élevait des. colonnes sur lesquelles étaient gravées des inscriptions qui vouaient les profanateurs à la colère des dieux4. Souvent aussi, dans les testaments, des malédictions étaient prononcées contre ceux qui s'opposeraient aux volontés du testateur". Enfin, il n'était pas sans exemple que l'on écrivit des imprécations contre ses ennemis ou ses adversaires sur des tablettes de plomb, que l'on déposait dans le tombeau d'un mort, chargé ainsi de les remettre aux divinités souterraines auxquelles on confiait le soin de sa vengeance6.