‹ Antiquités grecquesChapitre 274 sur 567 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

Parmi les choses pour lesquelles l'homme sent le besoin d'invoquer l'aide de la divinité, doit être placée la révélation des secrets qu'il croit avoir intérêt à connaître et qu'il se sent incapable de pénétrer par lui-même. Ce désir ne vient pas seulement de la curiosité indiscrète qui nous porte à lever les voiles de l'avenir; il repose, nous devons le reconnaître, sur un besoin véritable. Combien de fois l'homme ne souffre-t-il pas d'être privé de direction, dans des conjonctures difficiles ! Il est mis en demeure de prendre une résolution importante, d'où son sort dépend ; plusieurs voies s'ouvrent à lui ; il ne sait laquelle choisir, ni comment il parviendra plus sûrement à s'assurer l'appui de la divinité. C'est alors qu'il demande aux dieux, comme un bienfait, une décision supérieure qui mette fin à ses doutes. On lit dans Plutarque ! : « Apollon, à qui L'on s'adresse surtout pour obtenir la connaissance de l'avenir, a la charge de dissiper et d'éclairer 1rs incertitudes de la vie, en signifiant à ceux qui l'interrogent la volonté des dieux. » Tel est bien le sens du mot ôep-unefo qu'emploie Plutarque, car ou appelait Ôsp.i<rceç les décrets divins auxquels l'homme devait sa prospérité, s'il s'y conformait; sa perte, s'il osait les enfreindre : « Zens, dit un poêle2, a envoyé Apollon à Delphes, afin d'apprendre aux Grecs les règles de la justice et les préceptes divins. » Aussi les devins

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