‹ Antiquités grecquesChapitre 283 sur 567 · ticholiaste d'Euripide, les Phéniciennes, v · texte numérisé non relu

ticholiaste d'Euripide, les Phéniciennes, v

5. Aristophane, la Paix, v. 1026. Les sacrifices dans lesquels ne se présentait sous ces divers rapports aucun symptôme inquiétant étaient appelés îspà -/.xlâ. Dans les passages où à l'expression de Upà xa).dt est jointe celle de o-çayia, cette dernière n'a certainement pas trait, comme certains critiques l'ont prétendu, à la façon dont se comportaient Ips victimes, mais à l'état des entrailles, qui était l'objet principal.

TA DIVINATION .'Ui."i

s'appliquaità recueillir des pronostics d'après la façon dont brûlait l'encens et la fumée qu'il exhalait. Pythagore, dit-on, inventa ce mode de divination, ou du moins l'exerça de préférence à tout autre1. A la Libanomancie se rattache aussi ce que l'on raconte d'un procédé de divination usité chez les habitants d'Apollonie, en Epire : Le sacrificateur jetait quelques grains d'encens dans le feu souterrain qui brûlait près de la rivière Anas ; si le feu les consumait, le présage était favorable ; lorsque, au contraire, ils restaient intacts, celui qui interrogeait le sort ne devait pas compter sur l'accomplissement de ses désirs. Il était permis en toute occasion de consulter ce feu prophétique, excepté à propos de mort et de mariage 2.

Généralement, les signes qui fournissaient des sujets d'observation àlalliéroscopie, à l'Empiromancie, à la Libanomancie, étaient des signes obtenus sur demande. On immolait des animaux, et on brûlait de l'encens, afin d'amener les dieux à révéler l'avenir, par tel ou tel indice convenu. Il pouvait cependant arriver que, dans des sacrifices dont le but était autre, il se produisît des signes qu'on ne pouvait laisser passer inaperçus. Ces signes appartenaient à la classe de ceux par lesquels les dieux, à l'occasion d'un sacrifice, manifestaient leurs dispositions, sans en être priés. La même cale gorie comprenait les indices qui pouvaient servir d'avertissements dans les circonstances graves, en dehors du cours naturel des choses, indices non moins variés que les objets qui nous entourent. Dans une religion qui d'un côté suppose les dieux disposés à aider les hommes de leurs conseils, et de l'antre considère que tout dans la nature est gouverné par l'action d'une force divine, il était tout simple que les phénomènes inaccoutumés fussent pris pour des avertissements surnaturels (x£paxa). Ces accidents n'étaienl guère que des signes destinés à fixer l'attention, à éveiller l'inquiétude ou l'espérance et, en général, n'étaienl pas assez intelligibles

1. Diogène Laërte, I. Ylll, c. 20, avec les remarques de Ménage; Porphyre, Vita Vylhaij., p. 18."), cl. Ilnlsh'iiiu^.

Page 1