‹ Antiquités grecquesChapitre 29 sur 567 · Ibid., 1. XVIII, v · texte numérisé non relu

Ibid., 1. XVIII, v

3. Iliade, !. VI, v. 119 et suiv., 215 et 224. i. X'nophon, Memorab., 1. II, c 1, § 14.

5. II n'a certainement jamais existé une loi toÙç Çlvouç [ay] àBixsîffOat, dans i' neur où Petit (Leges Atticse, p. 566) l'a reproduite, d'après Xénophon.

m en plus approfondi prouverait sans doute que cotto prétendue absence de droit consistait simplement en ceci que les étrangers n'avaient point part aux droits civiques, et que leur condition n'était pas celle des citoyens, mais celle des populations soumises, infériorité qui, à vrai dire, pesait plus lourdement en Grèce que de nos jours.

Les Spartiates ont souvent encouru le reproche de s'être montrés trop peu bienveillants envers les étrangers, de ne leur avoir concédé qu'à contre-cœur l'autorisation de séjourner et de commercer dans leur pays, de l'avoir même souvent refusée ' ; mais nulle part il n'est dit que les étrangers y fussent en proie à de mauvais traitements, que leur vie, leur liberté, leur fortune fussent menacées. Les Spartiates se contentaient de leur appliquer une police sévère, trop bien d'accord avec le principe de leur gouvernement. Cette surveillance pouvait être incommode, elle ne doit pas être considérée comme une violation de la justice. Périclès, opposant Athènes à Sparte, félicite sa patrie d'être une ville ouverte à tout le monde (toXiv y.otVY)v Tcupàypp&t) 2. Nous avons signalé plus haut l'affluence des étrangers, qui s'étaient établis dans cette ville, sous la sauvegarde des lois3. Nombreux aussi étaient ceux qui visitaient Athènes en passant, pour les besoins de leur négoce. D'autres cités commerçantes étaient également le rendez-vous d'étrangers que dans leur propre intérêt elles attiraient plutôt qu'elles ne les repoussaient. Enfin plusieurs Etats célébraient des fêtes brillantes, et se faisaienthonneur du concours des étrangers qui franchissaient de grandes distances pour y prendre part.

En résumé il existait entre les différentes parties de la Grèce un échange de voyageurs dont rien ne troublait la con-

Hermann a raison sur ce point (Privcitalterth., § 55, 9), mais il n'en faudrait pas conclure que le principe opposé toùç tjévovç ÈÇeïvat àfiixeîv ait. jamais été en vigueur. L'étranger qui, se conduisant honorablement, était lésé dans sa personne ou dans ses biens, ne pouvait pas compter sans doute sur la protection due aux citoyens ; il était sur cependant de n'être pas abandonné sans défense.

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