‹ Antiquités grecquesChapitre 298 sur 567 · Lucien, Alexandre, c. 27 et · texte numérisé non relu

Lucien, Alexandre, c. 27 et

5. Voy. Baehr, dans ses notes sur Hérodote, 1. Vit, c. 6, p. 441.

prophétique en vers hexamètres '. Lysistratus, cité également par Hérodote, et qui, longtemps avant les guerres médiques, annonça aussi en hexamètres la bataille de Sal aminé, ne paraît pas non plus avoir emprunté sa prédiction à un livre d'oracles, mais en être lui-même l'auteur2. Au contraire Diopeithès qui, au temps d'Agésilas, mit, par quelques vers, les Spartiates en garde contre un règne boitpux, avait en sa possession un grand nombre d'oracles antiques. Il passait d'ailleurs pour être lui-même très versé dans les choses divines3, et les gens sceptiques le traitaient volontiers de fou et de visionnaire1. II se fit un mélange des deux méthodes : Un grand nombre de chresmologues propbétisèrent, tantôt d'après un livre, tantôt en donnant cours à leur propre inspiration. Ils commentaient aussi les oracles, qui souvent affectaient une forme énigmatique % et faisaient entre temps métier d'interpréter les signes, quoique cette industrie n'eût, à proprement parler, rien de commun avec la Chresmologie. Plusieurs passages d'Aristophane6, qui mettent en scène des hommes adonnés à cette profession, nous permettent d'apprécier l'idée que s'en faisaient les esprits éclairés, et qui naturellement n'était pas celle de la multitude; il faut tenir compte toutefois de ce que ces portraits sont des caricatures. L'origine et le développement des prophéties que l'on rattachait aux Sibylles, aux Bacides et autres devins des temps préhistoriques, appartiennent à la période de la civilisation hellénique dans laquelle les principes traditionnels ne peuvent plus suffire au peuple, et où il cherche des satisfactions nouvelles à de nouveaux besoins7. Les tendances qui, au vu' siècle avant noire ère,

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