‹ Antiquités grecquesChapitre 3 sur 567 · Voy. Schœmann, ÂJtliq. grecques, t. l'r, p. 103 et · texte numérisé non relu

Voy. Schœmann, ÂJtliq. grecques, t. l'r, p. 103 et

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développement de l'unité politique. Le morcellement du sol eu nu grand nombre de localités délimitées nettement par le relief du terrain, par le climat et les autres conditions physiques, ;i ce poinl <|U" des oppositions tranchées se manifestaient sur des espaces exigus, avail nécessairement [tour cohs<'mj ihmic<- la division des habitants en un nombre considérable de communes, don! chacune étail jalouse do conserver son indépendance et sa personnalité. Les relations entre ces communes étaient, suivant les circonstances, tantôt amicales, tantôt hostiles, et souvent les plus proches voisins étaient les plus animés les nus contre les autres. L'Attique fut la seule région de quelque étendue dont les habitants s'unirent pour fonder une cité unique ; partout ailleurs, il y eut des vainqueurs et des vaincus, comme; par exemple en Laconie, ou bien il se forma des alliances internationales d'où naquirent des ligues entre divers États, mais une confédération embrassant la Grèce entière ne put jamais être réalisée.

Les principes reconnus comme devant servir de base aux relations internationales étaient désignés ordinairement par des mots se référant aux usages et aux intérêts généraux des Grecs (xoivi tcov 'EXX^vwv vô\u\lol, xotvot vojj.oi, noivà l::/.y.\y. xijç 'EXXctôoç); mais il ne faut pas chercher sous ces expressions des dispositions légales nettement formulées, qui trouvèrent rarement place de nation à nation. Les principes dont nous parlons rentrent dans la classe des vé^oi a^paço'., lesquels n'avaient d'autre force que celle que leur donnaient la tradition et la coutume, et dont l'observation n'était imposée que par le respect des dieux qui les ont gravés dans le cœur de l'homme1. Ils remontent aussi haut que l'histoire même de la nation hellénique. Sans doute les règles mal définies du droit international purent être violées en différentes circonstances, mais nulle part il n'y a trace d'un temps où, comme le dit F. Ilermamv , les relations des races grecques entre elles

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