Voy. Dissen, Kleine Schriften, p. 161 et
2. Voy. Herinann, Staatsalterth., §9 ; mais voy. aussi Schœmann, Antiq. Jur. publ. Grsec, p. 366. A propos du passage d'Hérodote (1. I, c. 68), où il est dit que le Spartiate Lichos se rendit à Tégée, lo-Jar,; ■/.%-% toùxovxbv Xpôvov ÈTCtfuÇtï); , un nouveau commentateur fait la remarque que lia^ict
auraient reposé sur l'absence complète de ces principes, c'està-dire où aurait régné un état de guerre perpétuel de tous contre tous. Recherchons donc quelles étaient les dispositions généralement admises et dont quelques-unes même furent expressément stipulées.
L'épopée homérique présente la plupart des peuples grecs comme unis par des relations d'amitié et coalisés en vue d'une entreprise commune, mais elle ne les désigne pas sous le nom d'Hellènes, qui commence à se répandre seulement à partir du vin0 siècle ; les diverses populations sont appelées indifféremment Aavaot et 'Aya'.oi, du nom de celles auxquelles appartiennent les chefs de l'armée1. L'expédition contre Troie n'a pas été accomplie en vertu d'un traité; elle fut résolue grâce à l'ascendant et aux instances des princes les plus puissants, qui persuadèrent aux autres de s'associer à leur vengeance2. De même, les héros qui avaient pris part à la conquête de la toison d'or avaient été entraînés personnellement, non comme conducteurs |d'hommes, par le goût des aventures et leur dévouement pour Jason. En dehors de ces deux expéditions, la Muse épique a recueilli le souvenir de plusieurs guerres entre les divers États grecs, mais à part l'entreprise des Sept Chefs devant Thèbes, et la lutte que firent éclater entre les Etoliens et les Curetés les dépouilles du sanglier de Calydon3, tout se borne à des combats de peu d'importance. Nestor, par
désigne les relations de deux États fondées sur un^traité spécial, attendu que d'après les idées de l'ancien monde grec, tous les peuples étaient naturellement clans un état de guerre perpétuel. Si ce critique ne s'était pas laissé abuser par Hermann, il n'aurait vu dans le texte d'Hérodote que la mention de la paix qui régnait alors entre deux peuples souvent en effet divisés par la guerre, et des relations qui s'ensuivaient. Il est impossible de soutenir que la guerre fut l'état habituel des nations, et que la paix ne résulta jamais que de conventions particulières.
1. Les passages où le nom d'Hellènes semble pris dans un sens plugénéral sont considérés comme interpolés; voy. Lehrs, de Aristarchi Stud. Homer., t. I, p. 141.
2. Voy. surtout, les paroles d'Achille (Iliade, 1. 1, v. 150 H suiv.), Quant au serment que Tyndare aurait l'ait prêter aux prétendants d'Hélène, il n'y est fait dans Y Iliade qu'une allusion obscure (1. 1, v. 339) ; voy. Schœmann, .\iiiiij. grecques, t. I, p. 28.