‹ Antiquités grecquesChapitre 314 sur 567 · Dion Cassius, 1. LXIII, c · texte numérisé non relu

Dion Cassius, 1. LXIII, c

3. Saint Julien, cité par Cyrille, VI, p. 198 c ; Cédrénus, t. I, p. 532, •'■dit. do Bonn, où sont relatées les dernières paroles qui auraient été prononcées par l'oracle. Voy. aussi Wolff, de novissima Oraculorum xlate, Berolini, 1854, p. 9.

1. Ces récits ont été recueillis d'une manière complète par Schœnborn, dos Wesendcs Apollon und die Verbreitung seines i>> nstes, Berlin, 1854, mais je ne puis approuver lea conclusions qu'il en tire.

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sanctuaire*. I >n ne sail rien de précis sur la manière dont étaienl rendus ces oracles; un seul détail nous est connu . c'esl qu'il existai 1 dansle temple une source ayant La propriété de faire naître une extase divinatoire, et donl la prêtresse buvait L'eau

mi respirait les va peins, avant de monter sur le disque en forme de unie, d'où, un bâton à la main, elle rendait des oracles qu'un prophète transmettait aux intéressés, comme à Delphes3. Lorsque, peu de temps avant la première guerre médique, les populations ioniennes se soulevèrent contre Darius, el que Milet fut assiégé par les Perses, le temple tomba entre leurs mains, fut pillé et incendié*. Reconstruit tant bien que mal, il fut de nouveau brûlé par Xerxès. Les Branchides, après avoir livré à ce prince les trésors dont ils avaient la garde, émigrèrent dans l'intérieur de l'Asie et s'établirent dans la Bactriane ou la Sogdiane5. Le temple fut de nouveau rebâti par les Milésiens, mais il resta inachevé. L'oracle, toutefois, était rentré en fonction et existait encore au temps de Jamblique ou de l'écrivain, quelqu'il soit, à qui est dû le livre sur les mystères égyptiens, c'est-à-dire au commencement du ivfi siècle après Jésus-Christ6.

D'après le passage cité plus haut, dans lequel Hérodote mentionne les richesses du temple d'Abae, en Phocide, et les nombreux ex-voto dont était rempli le trésor, l'oracle qu'Apollon possédait en ce lieu devait, au temps de Crésus, compter parmi les plus renommés7. Pausanias le cite, mais seulement comme un souvenir du passé ; il y avait longtemps en eifet que l'oracle avait disparu, lorsque ce voyageur parcourait la Grèce, bien qu'il existât encore un temple, rebâti par Adrien

1. Pausanias (1. VII, c. 2, §6) dit expressément que le sanctuaire des Branchides existait avant l'arrivée des Ioniens.

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