Iliade, I. XVI, v
2. Strabon, 1. VII, p. 329; Etienne de Bysance, s. v, AoBtSvv) ; voy. aussi Heyne, Excursus adlliad., t. VII, p. 283 et suiv.; Usteri, dans tes Vorlesungen ueber llias, de Wolf, 2« pari. p. l.">7 ; Futter, Vorhalle griech. Vôlhergesch., p. 38i; Kruse, Relias, t. I, p. 105 et 107 ; Clauseo, Quaest. Uerod.y p. 20; Heuzey, le Mont Olympe, p. 60; II. D. Millier, Mythol, der griech. Stâmme, p. 195 et 198; Gerlach, Dodona, Basel, 1859, p. 9 el 17; il. t'. Unger, ueber die Annahme einer thessal. Dodona, dans le Pkilologus, t. XX, î; Schenkl., ueber die Zeusrelig, Graz, 1866; Th. Bergk, dans le Philulogus, t. XXXII, 1, p. 126; on pourrait multiplier encore ces indications.
:?. Voy. Schœmann, Antiquités grecques, t. I, p. 28.
'.. Odyssée, l. XIV, v. 327, el XIX, v. -:\^
5. Eustathe ad lliud., I. XVI, v. 233 • /.~j-v-*'. Bopaï; ÈyxoiiAwiisvoi Bt' ôvsîpwv
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Il faudrait voir alors dans le Zeus dont ils sonl les înroçijxa! iiuc divinité chthonienne, non le dieu du ciel qui plane dans L'Éther '. Tous les témoignages dignes de foi se bornent à parler de la divination à l'aide du Chêne sacré, donl les bruissements interprétés par les prophètes étaient L'expression de la volonté divine. Beaucoup on! pensé que les colombes <]ni niellaient dans l'arbre ou qui volaient autour, étaient pour quelque chose dans ces manifestations, mais c'est là une hypothèse qui ne peut supporter l'examen. Elle repose uniquement sur la double entente' à laquelle se prête le mot tXi-j.v. ou rceXeiaBeç, par lequel on désignait les colombes à cause de leur couleur2, car rS/.v.i: signifie gris. C'est pourquoi les vieillards, hommes et femmes, s'appelaient dans plusieurs contrées rceXeioi et %tk&.ai 3, ou, en modifiant l'accent, îcéXeiôt, pourquoi aussi ce nom fut attribué aux prêtresses de Dodone, en raison de leur âge. Cette homonymie entre les femmes et les colombes fit naître chez des esprits trop ingénieux l'idée que les prêtresses étaient ainsi désignées en souvenir des colombes qui, dans une antiquité reculée, auraient fait à Dodone fonction d'oiseaux prophétiques *. Ce qui est acquis au moins, c'est que, durant les temps historiques, il n'est plus question de colombes prédisant l'avenir5. Une autre hypothèse,
1. C'est aussi l'opinion de YVYVker [Gœtteïlehre, t. I, p. 201), mais il ajoute qu'en Épire on distinguait le Z.-us céleste du Zeus chthonien, quand on les confondait encore en Thessalie.