Servius, adMneid., I. III, v
3. Cicéron, de Divinat., 1. I, c. 34. L'événement mentionné clans ce passage avait précédé de très peu la bataille de Leuctres.
4. Strabon, Excerpta Palat., 1. VII, p. 329 (p. 274. éd. Didot). On peut voir, dans l'édition de Polémon par Preller, p. 57 et suiv., quelques détails un peu différents, qu'il est inutile de rapporter ici.
5. C'est là peut-être ce qui a fait appeler les Selles, dans l'Hymne à Délos de Callimaque (v. 286), 6cpâ7iovts<; àcriYVroio XéSïjto,:.
mais les expressions d'airain ou de bassin de Dodone ne sont employées chez les écrivains plus anciens que dans un sens proverbial, pour désigner les bavards qui ne pouvaient se résigner à se taire.
Bien que l'oracle de Dodone ne pût, pour la considérationrivaliser avec celui de Delphes, il n'était pas seulement consulté par les habitants des environs ou par de simples particuliers ; on y venait de loin, et les Etats y envoyaient des députations. Nous le savons pertinemment pour Athènes et pour Sparte1; Crésus le fit aussi interroger. Au temps de Strabon, il était, comme tous les autres oracles, frappé de discrédit; cependant Pausanias constate encore son existence, et il parait n'avoir disparu qu'au milieu du ive siècle -.
11 a été question plus haut de l'oracle de Bura, qui, au nom d'IIéraklès, dévoilait l'avenir à l'aide de coups de dés, et nous avons fait remarquer rapidement que ce mode de divination fut aussi en usage à Delphes8. 11 est certain cependant qu'il n'y fut jamais exercé sous l'autorité d'Apollon; de semblables pratiques étaient étrangères au dieu Pythien. D'après l'hymne homérique, Apollon avait cédé ce procédé à Hermès1; mais comme les hommes y avaient souvent recours et s'y fiaient autant et plus qu'aux réponses de la Pythie, il demanda à Zeus que tout caractère de véracité fût enlevé à la divination parles sorts, Optai8. Si donc les prêtres de Delphes eurent recours aux Opta-., si même, ainsi qu'on le rapporte6, le vase qui les contenait fut placé sur le [répied de la Pythie, cela ne put se faire que pour céder aux instances des consultants, lorsque
I. Cicéron, de Divinat., I. I, c. 34; Plularque, Apophthegm. lacon., \ silas, n" in-, Diodore, I. XV, c. 72; Xénophon, de Vectigalibus,§ 6; Pausanias, l. VIII, c Il; Démosthène, <■. Midias, p. 531, de Corona, p. 310, ci defalsa Légat., p. 437; Hypéride, i>. Euxénippus, p. 11. éd. Schneidewin; Dinarque, c. Démosthène, § 78; Plutarque, Phocion, >•. 28.
l'. Voy. Wolff, de noviss. ùracxd. setate, p, 13.