Vcy. plus haut, p
i. Hymne à Hermès, v. 552 el suiv.
5. Zénobius, Proverbia, cent. Y.n" ~.">: Etienne de Bysance, s. v. 0pt*. Voy. aussi le passage d'Euripide (Iphigénie à Tauris, v. 1259 el suiv.. éd. I lidot) cité déjà plus haul , p. 378.
(">. Suidas, s. v. riuOw.
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la PyLhic était muette, cl conlrairemenl à la volonté <lu Dieu. On a bien prétendu que la Pythie, même au milieu de ses emportements prophétiques, ne dédaignait pas dr recourir aux Opïai ; nous nous permettrons d'en douter. La vérité esl qu'en Ions pays les cléromanciens exerçaient de préférence leur industrie dans lu voisinage et sons les vestibules des temples, afin de se donner aux yeux de la foule l'apparence d'une consécration divine.
Dans certains sanctuaires, une autre espèce de divination par les signes, laHiéroscopie, n'était pas seulement pratiquée sous la forme ordinaire, c'est-à-dire que l'on ne se bornait pas à se renseigner, d'après les signes fournis par les sacrifices, sur l'issue heureuse ou funeste d'une entreprise, mais que l'on sollicitait aussi des révélations sur des événements auxquels on ne prenait pas directement part. Il en était ainsi à < Hympie où, sur l'autel man tique de Zeus, suivant une expression de Pindare !, les Iamides, famille indigène attachée depuis longtemps au service du Dieu, avaient la réputation de découvrir dans les signes plus de choses qu'il n'était donné aux autres d'en voir. Pindare les appelle des devins ayant mission de démêler clans les signes des sacrifices les pensées secrètes de Zeus qui lance la foudre2. D'autres témoignages nous apprennent qu'ils ne tenaient pas compte seulement des indices fournis par les entrailles des victimes ; ils examinaient aussi les peaux découpées en lanières et les débris consumés sur l'autel3. Il était naturel que les Iamides fussent surtout interrogés par les étrangers qu'attirait à < Hympie la célébration des jeux, en particulier par les rivaux et par leurs parents, désireux de savoir à l'avance s'ils pouvaient compter sur la victoire4; mais l'oracle d'Olympie était aussi consulté par les Etats, entre lesquels Sparte est spécialement désignée, par exemple lorsque les Ephorcs avaient constaté un signe révélant que leurs rois