Plutarque, Cléomène, c
::. Pausanias, I. I, c. 10, § 6, el I. V, c. I i, § L0.
\. Athénée, I. VIII, p. 335.
5. Nous savons, par Philostrale Heroica, p. 670 el 678), qu'il existait à Elaios, sur La pointe méridionale de La Chersonèse de Thrace, un temple
appartenant au h rus Protésilaùs, el i me Protésilaus esl rapproché, dans
Pausanias (I. I, c. 34, § 2), d'Amphiaraiis el de Trophonius, il n'esl invraisemblable que son oracle ail prédit aussi l'avenir car les songes. A Trézène, d'après Pausanias I. II, c. 31, § 5), on sacrifiait sur un môme autel au Sommeil el aux Muses; il es1 permis dé croire que les songes jouaienl aussi ur 61e dans ce culte. A Hyaltos, en Béolie, Héraclès avait
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hors de la Grèce, <|ui étaienl célèbres, même chez les Grecs. Tel étail l'oracle de Mallos, en Cilicie, qui, suivant leurs poètes, avait été fondé j > ; 1 1* Mopsus, petit-fils de Tirésias, et par Amphilocus, fils d'Amphiaraiis1. Calchas avait aussi un sanctuaire en Apulie, sur une colline appelée Drion. Les consultants lui immolaient uu bélier unir el s'étendaient, pour dormir, sur la peau de la victime. Dans la même contrée, sur les bords de la rivière Allhœnos, dont les eaux étaient réputées pour les maladies des bestiaux, était situé un autre héroon, où l'Asclépiade Podalirius prononçait des oracles2. — Les Telmissiens, dont il a été question plus haut, étaient célèbres comme devins en général et comme interprètes des songes, mais nulle part il n'y a trace d'oracles rendus dans leur voisinage.
L'oracle de Trophonius, près de Lébadée, en Béolie, avait un caractère tout particulier. Le temple était situé dans un bois sacré, près d'un Téménos enfermant un autre sanctuaire consacré au bon génie ( 'Ayxtyoc,xi\j.w) et à la bonne fortune ('Ay*6v] tj'/t,). Au temple de Tropbonius se rattachaient des bâtiments où les clients devaient passer un certain nombre de jours à se baigner dans la rivière d'IIercvna, qui coulait en ce lieu, et à pratiquer différentes purifications. Leur nourriture, pendant ce temps, consistait en viandes provenant des sacrifices que l'on devait offrir, non seulement à Trophonius et à ses fils, mais à Apollon, à Kronos, à Zeus, à Héra Ilénioché et à Déméter Europe, mère-nourrice de Trophonius. A chacun de ces sacrifices assistait un devin, qui consultait les entrailles de la victime, pour voir si Trophonius était disposé à recevoir le visiteur. Le sacrifice accompli dans la nuit qui précédait la consultation était seul décisif; s'il donnait des signes défavorables, les autres étaient non avenus. La victime était un bélier, que l'on immolait dans une fosse,
un temple où l'on soignait les malades, probablement par l'incubation ; voy. Pausanias, 1. fX, c. 24, § 3; cf. Keil, dans les lahrb. fur Vhilol., t. IV, suppl., p. 021.