I. Plularque, Consol. ad Apollonium, c. L
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existence1. Cel oracle avail été institué prôbablemenl sur le modèle du Psychomanteion de Thesprotie, situé près de Kichyros, l'ancienne Éphyra. < m rendail à Hadès, dans cette contrée, un culte lêl qu'il n'en avait pas d'autre dans toute la Grèi C'esl là que se trouvaient le lac Aornos ou Achérousios ((fyspouffia XiV-vr/' el deux Qeuves nommés, comme ceux des enfers, l'Achéron et le Cocyte3. L'oracle de Cume nous est surtout connu par le passage où Hérodote raconte que Périandre y envova des ambassadeurs pour évoquer l'ombre de Mélissa, laquelle apparut en ell'et el rendit réponse aux messagers4. — Un troisième oracle exploitait aussi les morts à Héraclée. sur le Pont, dans le pays des Bithyniens. Le général Spartiate, Pausaniàs, s'y rendit un jour, pour apaiser le ressentiment d'une jeune Bysantine tuée par lui, et se délivrer des terreurs que lui causait son fantôme. Elle lui dit qu'il verrait la fin de ses maux, dès qu'il serait rentré à Lacédémone, prédiction qui se réalisa, en ce sens qu'à peine de retour il fut mis à mort dans cette ville, en punition des intelligences qu'il avait nouées avec les Perses*. Il avait consulté auparavant des psychagogues, à Phigalie, en Arcadie6, d'où l'on peut inférer qu'il existait dans cette ville un Psychopompéion , bien qu'il n'en soit pas fait mention. Nous savons, d'une manière certaine, qu'il y en avait un en Laconie, sur le cap Ténare, près d'une grotte qui était supposée aussi donner accès dans les enfers7. D'autres portes s'ouvraient encore dans le monde souterrain, près d'IIermioné et de Trézène, dans le Péloponèse, et près de Coronée, en Béotie, où rien n'indique l'existence d'oracles
1. Strabon, 1. V, c. 4, p. 214; Diodore, I. IV, c. 22: cf. Maxime de Tyr, dissert. XIV, c. 2.
2. On lit dans le scholiaste de l'Iliade, I. IX, v. 158 : lv 0'jcêjj.ix nôlzi "AtSou gw[j.6c sait. Il faut cependant excepter Elis, d'après Pausanias (1. VI, c. 25, § 3), qui explique celte exception par des raisons mythologiques. Slrabon (1. VIII, p. 344) mentionne aussi un téuïvo; d'Hadès, dans la Pylos de Nestor.