Hérodote, I. V, c
5. Plutarque, Cimon, c. 6, el de sera Numinis vindicte, c. 10. G. Pausanias, I. III, c. 17,$ 9.
7, Plutarque, de sera Num. vind., c. 17; Pausanias, 1. III, c. 25, § 5.
faisant parler les morts1. Mais ça et là on rencontrait des charlatans, dont la profession était d'évoquer les ombres pour leur compte, sans relever d'aucun sanctuaire reconnu, et qui se vantaient de les faire comparaître partout où l'on acceptait leurs services, non pas seulement dans tel ou tel lieu consacré. Après que Pausanias fut mort de faim dans le temple d'Alhèna Chalkiœkos, son fantôme errait dans les environs et frappait d'épouvante tous ceux qui s'approchaient de ces lieux, si bien que les Spartiates appelèrent d'Italie ou, ce qui est plus vraisemblable, de Thessalie, des exorcistes pour les en délivrer-. La Thessalie était la contrée de la Grèce où la sorcellerie était le plus florissante. Cette fantasmagorie grossière n'avait rien de commun avec la religion. Elle ne pouvait être considérée et ne Tétait, en effet, par les esprits éclairés, que comme une aberration et une dépravation du sens religieux. Nous n'en devons pas moins lui consacrer quelques pages.
1. Xénophon, Anabasîs, I. VI, c. 2. S, 2; Schol. d'Apollonius de Rhodes, 1. I, v 353; Pausanias, 1. Il, c. 35, § 10. et c. 31, § 2; I. IX. c. 34, § 5.
2. Schol. d'Euripide, Alceste, v. Il38j voy. aussi Meineke, Fraym. i omica, t. IV, p. 705.