‹ Antiquités grecquesChapitre 34 sur 567 · CHAPITRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIEME

Le mot 'A^txTÛoveç ou 'Apywp'ovsç1 signifie proprement les habitants d'alentour et désignait en général le voisinage ; mais en particulier il s'applique aux populations qui, à des époques déterminées, se réunissaient dans un sanctuaire peu éloigné, afin de célébrer ensemble quelque fête religieuse, et profitaient de cette occasion pour apaiser des querelles et conclure des alliances agressives ou défensives. L'association la plus nombreuse et la plus célèbre en ce genre, celle dont le souvenir se présente d'abord, toutes les fois qu'il est parlé d'Amphictyons, est la ligue qui avait pour centre religieux le temple d'Apollon à Delphes; mais plusieurs unions semblables s'étaient formées dans les anciens temps entre des peuples rapprochés par une même origine ou desintérètscommuns, quelquefois aussi parle culte que tous rendaient à une même divinité ou leur dévotion à un même sanctuaire. Du plus grand nombre nous ne connaissons malheureusement que leur existence; ainsi, nous savons qu'un temple de Poséidon construit à Oncliestos en Béotie, près du lac Copaïs, sur le territoire de la ville d'Haliarte", était un sanctuaire amphictyonique, antérieur certainement à l'arrivée des Béotiens dans le pays, et que cette Amphictyonie comprenait des contrées situées en dehors de la Béotie, par exemple la Mégaride :1. Les ria[j.5s'.ama et les AafôaXa, d'origine également béotienne, étaient aussi des assemblées où les Etals contigus se réunissaient dans un sanctuaire commun; nous

1. De même qu'on trouve rcspixTiovs« dans Homère, Pindare, Hérodote et d'autres encore. D'après l'explication judicieuse sans aucun doute de Benfey (Wurzcllex., t. Il, p. 185), l'autre forme est l'indice d'un ancien digamma

'A|j.pixxîfovï;.

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