Voy. 0. Miiller, Orchomenos, p. 203 de la dernière édit
,'il) RELATIONS INTERNATIONALES
reviendrons plus loin sur les uns et sur les autres1. — Le temple de Poséidon, dans l'île de Calaurie, appartenant à l'État de Trézène, était autrefois le siège d'une Amphictyonie entre cette ville el les villes argiennes d'Hermione, de Nauplie, de Prasiae, d'Epidaure, auxquelles il faul joindre, outre l'île d'iEgine, Athènes et la ville béotienne d'Orchomène*. Ainsi se trouvaienl ligués ensemble des, Etats qui n'étaient rapprochés ni par le voisinage ni, autan I qu'il est permis d'en ] m ^ ( ■ r , par l'identité d'origine, el n'avaient d'autre lien que l'intérêt qui les portail vraisemblablement à prendre en main la défense des puissances maritimes contre les populations plus avancées dans les terres3. Plus lard, lorsque Nauplie fut soumise par Argos, el Prasiœ par Sparte, les deux cités conquérantes adhérèrent à la ligue en remplacement des villes conquises ; mais alors elle n'avait plus d'importance qu'au point de vue religieux. — Les Durions, une fois établis dans le Péloponèse, paraissent avoir fondé ainsi une Amphictyonie dont le centre était Argos, et à laquelle les Messéniens, d'après le récit de Pausanias ' proposèrent de déférer leurs dissentiments avec Sparte. De même les Dorions de l'Asie Mineure qui peuplèrent Cnide, Halicarnasse, et parmi les îles, Cos et Rhodes, s'étaient associés, pour célébrer la fête d'Apollon sur le promontoire Triopion, près de Cnide. Cette fête, comme la plupart des solennités semblables, donnait lieu à des joutes, et le règlement voulait que les vainqueurs, au lieu de remporter chez eux les prix consistant en trépieds d'airain, les consacrassent au Dieu. Un habitant d'Halicarnasse ayant négligé ce devoir, la ville fut exclue de la confédération, pour n'avoir pas rappelé le coupable à l'exécution de la loi". — Le nom d' Amphictyonie convient