Homère, Odyssée, I. IV, v
i. Euripide, •/"», v. ;!..> : el tovç Oeov< ïxovtaç Èxitovr,<xo| béXoufftv.
410 ANTIQUITÉS RELIGIE1 SES
les imposteurs qui se \ antenl d'asservir les dieux ; enfin, dans Callimaque, Apollon s'écrie, en s'adressanl a la ville de Thè-
bcs: « J\e uni force pas à révéler L'avenir malgré moi1. » Les exemples decon train tu abondent chez les écrivains postérieurs, et l'on voit les dieux eux-mêmes apprendre aux hommes les formules à l'aide desquelles peut être exercée cette violence2. Les néoplatoniciens érigèrent ce non-sens en système, et distinguèrent la sorcellerie noire et la sorcellerie blanche, la première honorée du nom de Théurgie, la seconde appelée Magie ou Goétie ;). Les sorciers s'appliquaient surtout à faire comparaître les dieux et les démons, et h leur arracher des prédictions ou une intervention secourable. Porphyre avait écrit un traité sur la sagesse que l'on peut faire sortir des oracles et des révélations divines, rapt -.?,: ktûv Xoyfov ipiXoaoçiaç. Nous sommes à même de nous représenter les sommations qu'on adressait aux dieux (kiz<xyu>y(xC), d'après les prétendus hymnes d'Orphée, qui ont certainement servi à des évocations théurgiques *. On mentionne aussi, comme faisant partie du bagage des sorciers, des pierres mystérieuses qui se mouvaient en différents sens, s'élevaient dans les airs, et d'où les démons qui les animaient faisaient entendre leur voix. Ces pierres s'appelaient Baetyles, d'un mot sémitique signifiant qu'elles étaient habitées par des dieux3. Le poème orphique r.iv. Xfôwv parle d'une pierre animée, D<jrpfci)ç ou ~:lrly.-rlz , remarquable par sa forme et les signes dont elle est marquée. Pour la faire servir au but qu'on se propose, il faut avoir jeûné trois fois sept jours, et s'être abstenu de tout commerce sexuel, ainsi que de bains pris en commun. On doit la laver dans l'eau pure d'une source, l'emmaillotter comme un nourrisson, allumer des flambeaux dans une partie de la maison nette de
\ . Callimaque, HymneàDélos, v. 89 : ^ ^ ^ iixovra ptâÇso (iavTei5e«j8at.
2. Porphyre, cité par Théodoret, Therapeutica, 1. X, p. 139 (p. 380, éd. Gaisford) ; Eusèbe, Przepar. evang,, 1. V, c. 8, § 9; c. 10, § 8 -, c. 11, § 1 ; voy. aussi Wolff, ad Porphyrium, p. 156.