Pausanias, 1. IV, c
5. Hérodote, 1. I, c. 144. Sauppe conjecture avec raison (Gœtting<Nachr., 1863, p. 328) que ce ne fut pas là le seul motif qui fit exclure Halicarnasse. Il est certain que la population de cette ville n'était pas purement dorienne, mais mélangée d'un grand nombre d'Ioniens.
LES AMPHÏCTYONIES 31
également à l'association des villes de la Triphylie qui avaient pour sanctuaire commun le temple de Poséidon situé à Samicon en Elide, et placé sous la garde des habitants de Makiston ou Makistos, à qui était confié aussi le soin de publier la trêve au moment où commençaient les fêtes1. — On peut encore considérer comme une Amphictyonie la ligne des villes eubéennes dont le point central était le temple d'Artémis, à Amarynthe. Au pied d'une des colonnes intérieures de ce temple était enfoui le traité entre Chalcis et Erétrie", dontnous avons parlé plus haut. — C'est sous le nom d'Amphictyonie qu'est formellement désignée la confédération formée entre les villes Ioniennes, pour honorer l'Apollon de Délos. On se rassemblait dans l'île qui se vantait d'avoir donné naissance au Dieu, et l'on célébrait des fêtes dont la magnificence et en particulier les chœurs déjeunes filles qui en relevaient l'éclat sont vantés par l'auteur de l'hymme homérique à Apollon3. Nous ne savons pas de quelle manière avait été constituée primitivement cette association, mais son antiquité est attestée par la légende du vaisseau contemporain de Thésée et remis incessamment à neuf, qui transportait à Délos l'ambassade religieuse des Athéniens. La fête parait cependant avoir dégénéré, jusqu'au moment où les Athéniens la restaurèrent, en même temps qu'ils purifièrent l'île, souillée par des sépultures, contrairement à une ancienne défense de l'oracle (av. J.-C. 42G). Depuis ce temps, il y eut une fête annuelle, et une autre plus brillante qui revenait tous les cinq ans. Toutes deux étaient sans doute pour toutes les villes ioniennes, comme pour Athènes, l'occasion d'envoyer des Théories à Délos. Les Théores athéniens s'appelaient Déliastes et paraissent avoir été pris dans un yvtsq unique. Le temple était placé avec ses riches trésors sous la garde et l'administration d'un collège d'Amphiclvons, où les Athéniens avaient naturellement la prépondérance et qu'ils faisaient présider chaque année par un député de leur nation'.