‹ Antiquités grecquesChapitre 353 sur 567 · Voy. Schœmann, ibid., p · texte numérisé non relu

Voy. Schœmann, ibid., p

3. D'après l'analyse qu'en a donnée Proclus dans sa Chreslomathie : voy. Bekker, Scholia in Homeri Iliadcm, et les critiques modernes qui ont traité des poètes cycliques.

4. JEschyle, Euménides. v. 419 : aepivo? Ttpo<7cxTiop êv tpô^o-.; 'I^iovo;, et v. 688 : irpo)Toxx6voto-i TipoaTpoirocTî 'iEiovo;. Il faut reconnaître pourtant que la signification de ce nom est incertaine, ainsi que l'a remarqué Preller, Griech. Mythologie, t. II, p. 12.

PURIFICATIONS ET EXPIATIONS 42o

tiques. C'est, selon toute probabilité, l'influence de l'oracle delphique qui contribua à les répandre, si même il n'en fut pas la cause première. Apollon avait par son propre exemple appris aux bommes à laver le sang- et à purifier le meurtrier. Lorsqu'il eut mis à mort Python, il dut, sur l'ordre de Zeus, accomplir des purifications à Tempe. Suivant une variante, il se rendit dans lVEgialée, puis en Crète, faute d'avoir pu obtenir ce qu'il cherchait1. Ce récit indique que dès les plus anciens temps, les purifications étaient en usage en Crète, aussi bien que dans l'JEgialée, et que de là elles passèrent à Delphes, conjecture d'autant plus vraisemblable que l'on peut reconnaître en beaucoup d'autres circonstances l'influence de la Crète sur Delphes et sur son oracle. Du passage où Platon prescrit que dans sa Cité modèle les purifications soient ordonnées suivant les statuts de Delphes, on peut inférer que chez les Athéniens et sans doute dans la plupart des autres Etats, elles étaient pratiquées conformément aux rites en usage dans ce grand centre religieux2. D'après Hérodote on s'y prenait, en Lydie, exactement comme en Grèce 3. Il est donc permis de considérer ces cérémonies comme originaires de l'Asie, d'où elles se sout répandues en Crète d'abord, puis à Delphes'.

Nulle part on ne trouve de plus amples détails sur les pini-

1. .Klien, Varias Uistoriae, I. III, c. 1 ; Pausanias, I. Il, c. 7, § 7 ; voy. aussi les seholies dePindare, Pythiques, Hypothesis,^. l85,ed.Heyne, L798. Dans l'^Egialée, c'est à Sicyone, autrement appelée Mekoné, que se rend Apollon. Cette ville paraît avoir eu dans L'ancienne histoire religieuse une certaine importance, dont il est difficile aujourd'hui de se faire une idée précise ; voy. Schcemann, Opusc.acad., i. 11, p. 272 el suiv.

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