‹ Antiquités grecquesChapitre 355 sur 567 · Tzetzès, dans ses Notes sur Lycophron, v. 1034, p · texte numérisé non relu

Tzetzès, dans ses Notes sur Lycophron, v. 1034, p

5. Cela résulte d'un passage d'Isocrate [Panégyrique, c. 10), où les choses sont présentées de façon à Faire croire qu'Athènes aurail servi de modèle aux autres Etats. Platon, dans ses Lots, établi! une foule de distinctions suhtiles qui pouvaient difficilement trouver place dans les législations en vigueur, et que, pour cette raison, nous ne rapportons pas [ci.

ou ii l'amanl de tuer I»; séducteur qu'il surprenail auprès de

sa femme mi de sa concubine, pourvu que celte dernière fut de condition libre. Le même droit était reconnu au père qui défendait l'honneur de sa fille, au fils si l'on s'en prenait a sa mère, au frère qui frappait le suborneur de sa sœur. L'impunité était également assurée à celui chez qui un voleur s'était introduit nuitamment et avait fait résistance. Enfin on pouvait tuer, sans redouter les suites, quiconque avait été déclaré hors la loi, et dans cette classe étaient compris tous les hommes convaincus ou que l'on pouvait convaincre d'avoir trahi leur pays, d'avoir conspiré contre la constitution ou tenté d'établir la tyrannie l. Non seulement le meurtrier, dans ce cas, n'encourait aucun châtiment, il n'avait pas même besoin de purification religieuse, bien que des personnes scrupuleuses aient pu s'imposer cette mortification 2. — Le meurtre prémédité, quand il n'était pas excusable, était puni de mort; mais alors même les lois athéniennes atténuaient la pénalité, en permettant à l'accusé de s'expatrier avant la sentence, ce qui équivalait à l'aveu du crime; aussi l'exil était-il perpétuel et entraînait-il la confiscation des biens. Le prévenu renvoyé des fins de la plainte, ou bien était déclaré innocent, et alors il ne lui restait plus qu'à offrir un sacrifice en action de grâces aux Euménides 3. ou bien l'acte qui lui était reproché était reconnu n'être qu'un homicide involontaire, et il en était quitte pour disparaître durant un certain temps, au bout duquel il était libre de revenir, sous la condition de composer avec la famille du mort et de se soumettre à une purification religieuse. S'il arrivait, dans des manœuvres militaires ou dans une bataille, de donner, par accident, la mort à un camarade, la purification suffisait, sans qu'il fût nécessaire de quitter le pays. Il en était de môme, lorsqu'on avait tué un adversaire dans des jeux publics, sans préméditation.

1. Voy. Meieret Schœmann, derattische Process.,p. 308 ; Maetzner, dans son édition de Lycurgue, p. 288.

2. C'est ce qu'affirme Porphyre, de abstin. Animal., 1. I, c. 9. p. 15.

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