Pausanias, 1. I, c
Le bannissement temporaire s'appelle y-v>'.xj->.rii:. L'exilé devait partir parle chemin qui lui était prescrit1. Nous ne saurions dire quelle était la durée de l'absence ; il est vraisemblable qu'elle variait suivant les cas, comme le propose Platon dans ses Lois2. D'après ce philosophe, l'Apéniautismos devait être précédé d'une purification, et sans doute la législation en vigueur en avait décidé ainsi, bien que le fait ne soit attesté par aucun témoignage formel. La purification préliminaire ne valait que pour la contrée assignée comme séjour au condamné ; une seconde cérémonie élait nécessaire pour le rendre capable de rentrer dans sa patrie et devait être précédée d'un accord avec les parents de la victime3. Il est probable que l'exilé revenait par le même chemin qu'il avait pris au départ. A un endroit fixé, il se rencontrait avec les parents du mort; raccommodement était conclu, et enfin s'accomplissait la purification, qui rendait décidément au meurtrier involonlontaire l'accès de la patrie.
Suivant Platon, les prescriptions qui précèdent reposaient sur cette idée que l'âme du mort est courroucée et ne peut souffrir que le meurtrier se meuve librement dans les lieux que lui-même fréquentait durant sa vie. Elle le poursuit sans trêve et exige qu'il disparaisse au moins pendant une année4. On peut ajouter que les dieux protecteurs de la contrée partagent ces sentiments, et que leur colère ne porte pas seulement sur l'homicide qui a versé le sang d'un concitoyen; qu'ils comprennent dans leur réprobation le pays qui ne Tapas rejeté de