Plutarque, Praecepta Rèipubl. gev., c
5. Voy. Schœmann, Antiquités greeques, t. I. p. 137. f>. Voy. Ilavpocration, Photius, Suidas, s. v, xaOàpiiov.
fois, pour ces cérémonies particulières, il n'était j>as nécessaire île répandre le sang. Il y avail cependant <!*'-; fonctions sacerdotales dont on m1 pouvait être investi sans s'y être préparé par un sacrifice sanglant. C'était le cas par exemple pour
les Hella lices et pour les seize femmes d'Elis, chargées,
entre autres soins relatifs au culte de Héra, de tisser son péplos. Ces femmes devaient, avant d'entrer en fonctions, se laver dans la source Piéra et se purifier par le sacrifice d'un jeune porc '. Ces animaux étaient par excellence, sinon d'une manière exclusive, les victimes désignées pour les sacrifices qui tendaient plutôt à effacer les impuretés désagréables aux dieux qu'à détourner leur colère et à obtenir la remise de ses fautes. Les sacrifices expiatoires proprement dits, qui doivent, comme tels, être distingués de ceux dont les purifications étaient l'objet, bien que ces deux idées se mêlent souvent, consistaient surtout en béliers. Les victimes étaient spécialement immolées à Zeus ; mais on avait soin, l'expiation accomplie, de réserver une toison, qui prenait le nom de A'.;.; y.(.'>c'.;v, pour servir plus tard à des purifications. On étendait la peau à terre ; le coupable 2 qui devait être régénéré entrait le pied gauche en avant, et la cérémonie commençait. Il est très vraisemblable que les v.a6 ip\j.x-x, c'est-à-dire les impuretés, effacées par les divers agents de purification, comme le sang et l'eau, étaient recueillies sur cette peau et mises de côté. C'est là sans doute l'origine de l'expression cwcoSto- ~z\j-v.^)x<.'\ prise aussi, il est vrai, dans un sens plus général par ceux qui, en invoquant Zeus, chassent, en son nom, les éléments mauvais ou tentent de les conjurer. Dans les solennités publiques qui avaient le double caractère d'expiation et de purification, on promenait aussi un Dioscodion sur remplacement de la fête, comme pour ramasser et emporter les souillures, dont on se débarrassait ensuite.
Les incidents de la vie privée donnaient lieu également à