Pausanias, 1. V, c
2. Hésychius, s. v. Atbç xwôtov ; voy. aussi Lobeok, Aglaophamus, p. 183, pL Preller, dans ses Notes sur Polémon, p. 140.
3. Voy. Lexicon Segucr., p. 7, 15, et Ruhnkenius, dans son édition de Tance, p. 40.
des purifications plus ou moins minutieuses. Le superstitieux de Tliéophraste1 purifie sa maison, toutes les fois qu'à certains indices il croit s'apercevoir que les dieux ou les démons lui sont contraires. A-t-il fait un mauvais rêve, il court chez les devins et les interprètes, pour savoir quel dieu ou quels dieux il doit invoquer. L'usage était de faire précéder les prières par des purifications, mais alors même qu'on négligeait d'implorer la divinité, on ne manquait pas de se purifier après un songe inquiétant. On se lavait dans l'eau pure d'une source, pour effacer le rêve, comme on le voit dans Aristophane, et on sacrifiait aux dieux qui détournaient les calamités , Qeoïç âiccTpowatotç, en particulier à Apollon, dont le nom est plus souvent accompagné de cette épithète2. Les maladies étaient considérées aussi comme envoyées par les dieux, en expiation des fautes commises, ou comme l'effet de maléfices ; c'est pourquoi les malades étaient soumis à des purifications3. Dans les épidémies, on ordonnait des cérémonies publiques et des prières. On voyait encore à Athènes, du temps de Pausanias, une statue due au ciseau du sculpteur Calamis, et représentant Apollon secourable, W-i'/'/j.n y.'/.îziv.x/.zç , dont les habitants avaient invoqué la protection, lors de la peste qui marqua le commencement de la guerre du Péloponèse ;. — Le contact des cadavres était une autre cause d'impureté chez les Grecs, comme chez les Juifs el chez beaucoup d'autres peuples. Il suffisait même d'en approcher pour être atteint de la souillure. Les dieux partagenl avec les hommes cette horreur instinctive ; ils évitent le spectacle de la mort et de tout ce qui s'y rattache : c'esl pourquoi quiconque a touché un cadavre doit se purifier, avant de se présenter devant eux. Du même sentiment vient la précaution de tenir les tmnheaiix à dislance des lieux consacrés.