‹ Antiquités grecquesChapitre 361 sur 567 · Pausanias, I. I, c. 3, § î · texte numérisé non relu

Pausanias, I. I, c. 3, § î

Il suffisail même que l'on fut menacé d'une fin prochaine, pour être exclu des sanctuaires; on cite en particulier relui d'Asklépios à Épidaure ' el l'île entière de Délos, qui fui regardée comme profanée, h soumise à d<-s purifications,

parce que celle défense n'avait pas été observée. A cette occasion, un transporta ailleurs tous les tombeaux qui s'y trouvaient. Le même l'ait se reproduisit deux fois, sous le règne de Pisistrate et au commencement de la guerre du Péloponèse2. Lorsque quelqu'un venait à mourir, on plaçait à la porte de l'habitation un vase, «pBavtov , rempli d'une eau bénite, que l'on était allé chercher au dehors, et avec laquelle tout le monde s'aspergeait en sortant3. Tous les habitants de la maison se purifiaient, en outre, après les funérailles, au moins par des ablutions4. Cette opération ne semblait pas suffisante aux gens superstitieux : Ils y joignaient des sacriiices et diverses cérémonies, pour lesquelles ils pouvaient so faire aider d'une qrfxotpiaxpia , c'est-à-dire d'une magicienne entendue à ces pratiques, qui apportait dans un vase les ingrédients nécessaires et remportait dans le même vase les souillures. — Naturellement, les femmes en couches étaient aussi convaincues d'impureté ; les personnes enclines à la superstition évitaient soigneusement leur voisinage , crainte de malheur". Lorsque approchait le moment de leur délivrance, les malades n'avaient pas accès dans le temple d'Asklépios, à Epidaure, non plus que dans l'île sainte de Délos. Elles restaient, après leurs couches, à l'état impur pendant quarante jours, c'est-à-dire tout le temps qui chez nous précède les relevailles °, et devaient, durant cet intervalle, se tenir éloignées des sanctuaires. Elles se purifiaient

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