Eustatbe, adbdysseam, 1. XXII, v. 481, p
doit pas regarder derrière elle. L'habitation est en outre assainie par des fumigations de soufre, et arrosée avec une eau consacrée et salée, à l'aide d'une branche de laurier servant de goupillon ; on termine en sacrifiant encore à Zeus un porc mâle l. Le soufre est déjà mentionné dans Homère , comme un moyen de purification et un remède, y.a/.oW r/.o; \ La confiance dans l'efficacité religieuse du soufre venait de l'odeur qu'il exhale en brûlant et qui rappelle celle de la foudre, ce qui lui vaut de recevoir l'épithète de OsTov3. On ne se contentait pas de brûler les plantes, on en faisait une infusion ou une décoction, que l'on répandait tout autour, ou qui servait à laver les objets impurs4. Il pouvait suffire de toucher ces objets avec les plantes, auquel cas on employait surtout la scille marine5. D'autres substances, telles que le blé, l'argile et la terre, servaient aussi à ces usages6, et probablement il en était de même des œufs, que l'on trouve également cités comme moyen de purification7. Toutes ces choses, douées de la propriété de guérir l'impureté, en l'absorbant en elles-mêmes, étaient appelées Ka8ap<«a ou xaOapiMrwe. Aussitôt que l'on s'en était servi, elles étaient tantôt enfouies sous terre, tantôt jetées dans des carrefours ou au contraire dans des endroits peu fréquentés. On devait, en s'en débarrassant, détourner le visage et continuer son chemin, sans regarder autour de soi 8.